ma tante qui vient d'apprendre...
bonjour
je prends contact avec vous car j'ai ma tante qui vient d'apprendre qu'elle a un cancer de l'uterus et si j'ai bien compris elle doit se faire tout enlever
elle n'ose pas poser des questions et quand elle en pose le médecin lui répond désagréablement
je voudrais l'aider mais je suis loin elle habite la région parisienne et moi la bretagne
pourriez vous me dire si elle peut contacter une personne qui aurait eu la même opération et aussi le après car son médecin considère que sa vie sera pareil
ma tante est agee de 56 ans elle est seule et elle ne comprend pas ce qui lui arrive
en faisant appel à votre association peut etre auriez vous des contacts ou des informations qui l'aideraient
merci cordialement
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J´ai appris mon cancer...
J´ai appris mon cancer du col de l´utérus juste avant mes 40 ans. Le diagnostic a été long. Mon 1er gynécologue pensait que mes douleurs abdominales étaient dues au stress. J´ai commencé à avoir des pertes de sang entre deux cycles, ce qui me faisait penser que je ne supportais plus mon stérilet. Un matin au réveil, la douleur a été si intense (comme des contractions) que j´ai décidé de changer de gynécologue et de prendre plutôt une femme. J´ai pensé qu´elle serait plus compréhensive. Sur les conseils d´une amie, j´ai été voir Mme L et effectivement, elle a été très à l´écoute et très persévérante dans ses recherches. Après de nombreux examens, elle m´a envoyé chez le docteur J. A la vue de mon dossier, il a pratiqué une biopsie et m´a dit qu´il ne serait pas étonné d´une surprise. Pendant les 15 jours d´attente, j´ai essayé de ne pas trop y pensé, mais l´appel de la secrétaire un vendredi matin pour me demander de me libérer pour le lundi avant le départ du docteur pour un séminaire m´a fait tout de suite comprendre que les nouvelles ne seraient pas bonnes. Après avoir organisé ma venue (prise d´une journée de congé pour moi et mon mari), nous nous sommes rendus au rendez-vous. Nous avons eu des difficultés pour trouver une place de parking. Une fois trouvée, nous n´avions pas de carte de paiement, je me suis donc rendue en courant au bureau de tabac le plus proche et voyant que nous aurions un peu de retard - moins de 10mm - j´ai prévenu le secrétariat. A notre arrivée dans le cabinet du docteur, nous avons eu une réflexion du docteur sur notre retard. Je lui en ai expliqué les raisons et nous nous en sommes excusés. Je vous avoue que cela m´a surprise et déroutée. Le docteur ouvre mon dossier et annonce froidement « cancer du col de l´utérus ». Personnellement, je savais que les nouvelles ne seraient pas bonnes, mais mon mari en ai resté bouche bée. Avant d´écrire ce témoignage, je lui ai demandé quel souvenir ce rendez-vous évoquait pour lui et il m´a répondu - Accueil froid et annonce directe - Pas un bon souvenir. Rien à voir avec les recommandations du livre d un médecin que j´ai pu lire grâce à ma gynécologue qui m´a l´a prêté.
Après une explication a l´aide d´un dessin, le médecin nous a envoyé vers son secrétariat pour prendre les coordonnées d´un confrère à l´IGR selon notre choix. A ce stade, nous ne savions rien de plus. Je pensais que cela était sans gravité et au stade du microscopique.
Le rendez-vous à l´IGR a été obtenu rapidement. Le docteur L m´a ausculté et à notre grande surprise, elle nous dit que la tumeur se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il s´avère qu´elle faisait 2cm. Elle a été franche et très explicite. Elle nous a expliqué le protocole - Hospitalisation pour curiethérapie et 6 semaines après chirurgie pour une « totale ». Nous avons pu poser toutes nos questions et à la sortie de cette consultation, j´ai décidé de me battre et de faire tout ce qui me serait demandé sans rechigner. Dans ce type de situation, nous avons deux options, s´écrouler ou se battre, j´ai choisi la 2ème pour mon mari et mes enfants.
J´ai donc subit la curiethérapie pendant 5 jours - Presque pas de visite, allongée toute la journée, reliée à une machine infernale. Moment difficile mais nécessaire.
Ensuite 6 semaines de convalescence. J´ai annulé mes vacances prévues en Espagne, mais j´ai demandé à mon mari de partir comme prévu avec les enfants. Je ne savais pas comment je serai et je ne voulais pas que mes enfants me voient dans un mauvais moment. Nous avions fait le choix de ne pas dire à nos enfants qu´il s´agissait d´un cancer. Comme je l´ai dit en introduction, ce mot fait encore trop peur. Nous avons juste dit que j´avais un souci de santé et que je devais le résoudre. Bien entendu, nous leur avons dit que nous répondrions à toutes leurs questions s´ils en avaient.
Je suis partie me reposer chez mes parents avant l´intervention chirurgicale prévue en septembre.
Tout s´est très bien passé le chef de clinique qui a secondé M L était très gentil. Je n´ai pas rencontré de difficultés particulières pendant ma convalescence. La reprise du travail s´est faite début novembre, donc environ 2 mois après l´opération et au total 4 mois depuis la prise en charge par l´IGR.
Le dernier moment intense a été le rendez-vous pour connaître les suites en fonction du prélèvement fait pendant l´opération. Mon mari était encore à mes côtés. Quand le médecin nous a annoncé que tout était terminé, que je n´aurai pas besoin de chimio ou rayons ou autres. C´était magique et un grand soulagement. Nous étions très émus et heureux.
Côté travail : Je n´ai pas caché mon cancer à mon manager. Toute l´équipe a été un soutien dans cette épreuve.
Côté famille : j´ai également été très soutenue.
Je n´ai pas jugé nécessaire d´avoir une aide psychologique et cela ne m´a d´ailleurs pas été proposé. Avec du recul, je le conseille fortement, car si cela ne s´avère pas nécessaire sur le moment, toutes ses épreuves peuvent ressurgir plus tard. Dans mon cas, cela a été très dur quand j´ai perdu mon papa 7 mois après d´un cancer du poumon. Vous ne pouvez pas vous empêché de repenser à tout ce que vous avez vécu et de vous dire que d´autres n´ont pas la chance de s´en sortir.
Les difficultés rencontrées
Il n´est pas facile de gérer une ménopause précoce. Bouffées de chaleur, sommeil perturbé. Dans mon cas, prise de poids...
Heureusement, que mon mari et moi-même étions d´accord sur le fait que nous ne voulions plus d´enfants, sinon nous aurions dû également gérer cela.
J´ai aussi été en colère au début de toute cette aventure, car je ne comprenais pas pourquoi mes frottis ont toujours été corrects, alors que la tumeur était bien présente. On nous parle toujours de prévention, mais parfois cela peut ne pas suffire - La preuve.
L´origine de ce cancer était totalement inconnue pour moi et mon mari. Etant marié depuis 16 ans au moment de la maladie, son médecin lui a demandé s´il était fidèle. Imaginé les dégâts que cela peut causer dans un couple. On vous dit également que j´ai pu être en contact avec ce virus au début de mes 1ères relations sexuelles.
Bref, l´origine est très floue et on ne sera jamais quand ni comment j´ai attrapé ce virus.
Mon message aux médecins - Il faut savoir écouter les patientes. Dans mon cas, si le docteur L n´avait pas été à l écoute, je ne serai peut-être plus là à ce jour. Je lui dois beaucoup. D´ailleurs à l´IGR en discutant avec le docteur qui m´a opéré, je lui ai fait part de cette remarque et il m´a dit que s´il avait eu une patiente dans mon cas, avec des frottis corrects, ils n´auraient pas cherché plus loin. Mais avec mon expérience, il sera plus vigilent à l´avenir et je souhaiterai que cela soit le cas pour tous les médecins.
Conclusions : Cette épreuve m´a permis de remettre à jour mon échelle des valeurs. Mon équilibre familial et ma santé sont ce qui compte le plus pour moi. J´ai d´ailleurs perdu mon emploi depuis 1 an après 20 ans de bons et loyaux services (le cancer y a-t-il été pour quelque chose - Je ne sais pas et ne veux pas le savoir) en tout cas, c´est une épreuve de plus à affronter. Mais comme je dis, je profite du bon temps qui m´est donné en attendant de retrouver une activité où je puisse m´épanouir.
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J´ai découvert que...
”J´ai découvert que j´avais un cancer du col de l´utérus l´année de mes 40 ans, après un frottis qui avait permis de détecter des cellules suspectes. Pas de signes particuliers ”précurseurs” , pas de douleurs, si ce n´est des ”pertes blanches” qui m´avaient amené à consulter mon gynécologue et à anticiper mon rendez-vous annuel : la surprise était d´autant plus grande que le précédent frottis était impeccable; sans doute un ”faux négatif” m´expliquera-t-on après. Et après la machine médicale s´enclenche : un RDV chez le docteur M, dont on me dit qu´il est le grand spécialiste de cette pathologie, et qui me fixe rapidement une date pour une conisation; s´en suivent différents examens et un diagnostic d´adénocarcinome invasif qui nécessite une curiethérapie, une hystérectomie élargie qui heureusement ne sera pas suivie d´une nouvelle séance de radiothérapie. ” Le parcours” aura duré de novembre 2007 à juin 2008, et est depuis ponctué des visites de contrôle et des ”pics d´inquétude” qui les accompagnent.
Que dire à l´annonce de cette maladie, qui est bien un véritable coup de massue, qui vous touche et touche également vos proches : sentiment d´injustice fort, tout d´abord , voire de culpabilité. Car l´origine de cette maladie serait liée, selon ce qu´on peut en dire, entendre ou lire, à une vie sexuelle ” insouciante”, non protégée;ce n´est pas mon cas , ma vie de célibataire n´a rien de celle d´une ” croqueuse d´hommes” et le sentiment d´injustice est d´autant plus fort. Culpabilité aussi à l´égard du conjoint et des enfants, qui vont traverser avec vous ces moments difficiles . Mais aussi par rapport aux collègues de travail : ce n´est pas une grippe et l´absence sera plus longue, nécessitant également une parenthèse professionnelle, qui n´était pas prévue. Nous avons fait le choix, avec mon conjoint, de ”verbaliser” assez tôt les choses et d´en parler à notre entourage : c´est difficile à annoncer car le ”cancer” continue de faire peur mais je suis convaincue que c´était important et les marques de sympathie des uns et des autres ont été de petits ”rayons de soleil” pendant ces longs mois. Il faut toutefois veiller à ne pas se laisser déborder par un entourage qui véhicule ”du négatif” et voudra vous faire partager le cas d´une voisine, ou amie qui a eu la même chose... etc.... Chaque cas est différent. Prendre les choses étape par étape, se concentrer sur sa maladie, fermer la porte aux ”cassandre” et rester dans toute la mesure du possible positif : voilà donc le combat qu´il va falloir mener, avec l´aide de mon conjoint et du corps médical. Rester active également : le travail peut apporter une aide car il oblige à penser à autre chose et ne pas se refermer dans une bulle d´idées noires.
L´accompagnement par le corps médical est tout aussi important et j´ai pu apprécié la compétence des médecins qui m´ont prise en charge, leur ”doigté” dans l´annonce de la maladie, et l´objectivité de leur diagnostic : les choses sont précises et je sais que je suis entre de ”bonnes mains”. C´est un souci en moins. Cela ne m´empêchera pas d´aller ”surfer ” un temps sur internet pour expliciter des termes parfois sybillins ( pourquoi les questions viennent-elles toujours après les RDV ! et mes cours de biologie sont bien lointains!) avant d´arrêter net: on y trouve tout et n´importe quoi et à la lecture de certains témoignages, j´ai pu imaginer que le cercueil était proche. Je sais aussi que j´ai eu la chance que les ”choses soient prises à temps” et il faut redire ici l´importance des dépistages réguliers , quel que soit l´âge, et expliquer aussi que ce n´est pas une ”maladie honteuse”.
J´ai aussi eu la chance d´être soutenue par mon conjoint; l´épreuve nous a rapproché .
Je suis donc aujourd´hui sous surveillance ; il faut aussi souligner que les conséquences des interventions lourdes s´estompent doucement ( il m´a fallu deux ans pour récupérer des anémies, tensions lombaires et autres blocages) et qu´on ne sort pas ”indemne” de tout cela: outre la fatigue émotionnelle et physique accumulée pendant presque 10 mois, reste quelque part toujours le sentiment d´une ”rupture” et une sensibilité différente et accrue à la maladie des ”autres” personnes de l´entourage familial ou amical . La ménopause est aussi là avec une libido quelque peu altérée . Mais je reste tournée vers l´avenir avec la volonté ( et l´espoir) que tout ceci ne devienne plus qu´un souvenir lointain”.
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La maladie n’est pas venue seule.
La maladie n’est pas venue seule. J’ai eu 7 opérations en 2 ans. J’y ai laissé ma fertilité. Le chef de service qui m’a opéré m’a dit que c’était la « maladie de la pute ».
Je n’avais jamais entendu parler de cette maladie, de tout ça.
J’ai divorcé, vécu les années les plus noires de ma vie.
Aujourd’hui je suis remariée, j’ai adopté une petite fille. C’est du passé.
Mais je ne souhaite à personne de traverser une telle épreuve.
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En parler c’est trop dur.
En parler c’est trop dur. Suite à une irradiation après cancer du col, je hais la personne que je suis devenue.
Certes je suis en vie mais je ne vis plus.
J’ai besoin d’une reconstruction du vagin, il y a trop de séquelles.
Peut-être avec le muscle du ventre. A suivre. Les rendez-vous sont pris. J’attends.
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J’ai 57 ans
J'ai 57 ans et depuis le 24 septembre je sais.....Je sais enfin ce que mon corps essayait de me dire depuis plusieurs mois. Soulagement de savoir mais aussi peur de l'avenir.
Un concours de circonstances malheureux et mon manque d'empressement à prendre un nouvel avis ont retardé le diagnostique.
J'ai mis sur le compte de la pré-ménopause des saignements importants et aléatoires mais d'autres saignements sont apparus.
J'ai pris rendez-vous avec une gynécologue en Février. Frottis puis échographie – doppler pelvienne n'ont décelé aucune anomalie...
J'ai attendu, la tête dans le sable.... Moi, qui n'étais jamais malade, j'ai eu une grippe (A ou pas, je ne sais pas) en Juin qui m'a laissée à plat pendant trois semaines et une infection urinaire qui m'a conduite aux urgences en Août.
Lasse d'avoir l'impression d'avoir 80 ans, j'ai pris rendez-vous avec une autre gynécologue début Septembre et là, tout s'est accéléré : Frottis, colposcopie, biopsie, IRM et 3 nouveaux médecins dans mon carnet d'adresse.
Je suis entre les meilleures mains possibles, me dit-on. Je le crois et le répète au tour de moi, pour me rassurer et rassurer les gens qui m'aiment. Annoncer à mes enfants que j'avais ce cancer a été le moment le plus angoissant. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent pour moi alors je ne m'inquiète pas ... Pas devant eux.
Ce cancer qui est à un stade assez avancé devait déjà être là en Février. Pourquoi n'a-t-on rien vu ? Pourquoi n'ai-je pas tout de suite demandé un deuxième avis ? Je suis en colère mais je ne peux pas revenir en arrière. Depuis le 24 Septembre, je vis au jour le jour, j'attends les résultats d'examens, j'attends le prochain rendez-vous, j'attends le début du traitement... Et j'ai peur
Annie
Nous sommes en Novembre 2010 et mon prochain examen est dans 3 mois, ce qui veut dire que je vais bien, très bien même.
Mais revenons à Octobre 2009.
La lésion est de 45 à 48 mm . Je commence donc un 1er protocole comprenant une séance de chimiothérapie et 4 séances de radiothérapie par semaine. Un pet SCAN confirme la lésion et indique une extension et un envahissement ganglionnaire ( classification : stade 2BN1 )
En Novembre, je rentre en clinique pour un curage lombo aortique par coelioscopie Mon chirurgien renonce au curage car j'ai une dissémination péridurale massive à l'étage pelvien.. Lorsqu'il est venu n'annoncer la mauvaise nouvelle, j'ai compris que mon cas n'était pas si simple que ça .Mais sa façon de parler, sans détours, me rassurait. Puisqu'il allait droit au but avec moi, il serait aussi déterminé pour éliminer cette tumeur. Il m'expliqua que ce n'était pas une bonne nouvelle mais que j'allais avoir un nouveau protocole avec une chimiothérapie plus importante pour faire diminuer ces tumeurs avant l'opération.
Le nouveau protocole consistait en 5 séances de chimiothérapie pendant une semaine puis 3 semaines de repos puis 5 séances de chimio ...etc et cela pendant 4 mois. Chaque séance dure 5 heures. C'est très long malgré la gentillesse des infirmières. ( J'ai appris il y a peu de temps que cette chimio est donnée lors de cancer ovarien) . Mais ça ne s'est pas passé comme ça....
Après la 1ère semaine de chimio, je n'arrivais plus à manger, aphtes, goût de carton bouilli dans la bouche, mal au coeur.... et je m'évanouissais régulièrement. L'infirmière du chimiothérapeute m'avait donné son numéro de téléphone et je pouvais l'appeler à toute heure du jour et de la nuit en cas de problème. J'ai donc appelé et elle a fait faire des examens de sang en urgence. Je n'avais pratiquement plus de plaquettes ni de globules blancs.
Le même jour, je me suis retrouvée à l'hôpital.... , en isolement...., entrain de perdre mes cheveux... Dure journée, c'était le 8 décembre 2009
J'avais eu une réaction très violente au traitement, ce qui était très rare, selon mon chimiothérapeute. Je n'aurais pas du perdre mes cheveux , entre autre...10 jours d'hôpital, un mois sans traitement et un 3ème protocole est mis en place : 4 séances d' une chimio un peu moins forte pendant une semaine et 4 semaines de repos et ce pendant 4 mois.
J'avais toujours ce goût de carton bouilli ou de fer rouillé dans la bouche mais j'étais un peu plus en forme et toutes les semaines je me dopée à l'EPO et mes plaquettes et globules blancs étaient surveillés de prêt.
Mi Avril , bonne nouvelle : La chimio avait largement fait diminuer la tumeur. Physiquement cela avait était dure pour moi mais les cellules cancéreuses avaient elles aussi passées un mauvais quart d'heure. Je me souviendrais longtemps de l'image utilisée par mon chirurgien ce jour là : " vous êtes passée du font de la grille , en pôle position " Là je me suis dit qu'en Novembre j'étais réellement mal en point et que je n'en avais pas eu conscience. Je ne crois pas que noircir le tableau m'aurait aidée. 20 séances de radiothérapie plus tard, j'étais prête pour une hystérectomie élargie, lymphadenectomie pelvienne complète et curage lombo aortique.... Le 4 Mai 2010 l'opération a duré 6h et demi et le 5 mai j'ai vu mon chirurgien content et là j'étais sur le podium ...Le retour à la maison , 7 jours plus tard, a été un peu moins drôle car j'ai eu beaucoup de mal à éliminer les produits de l'anesthésie. J'avais plus de 700 Gamma-G.T.
En Septembre , après 2 séances de curiethérapie mon traitement était TERMINE . Prochain examen en Mars.
Il a fallu un an pour venir a bout de mon cancer. Mes cheveux repoussent bizarrement ils sont frisés alors que j'avais des longs cheveux raides mais c'est une nouvelle expérience.....
J'ai eu la chance de rencontrer les meilleurs médecins et à partir du jour où j'ai été prise en charge par cette équipe de médecins, en commençant par le Docteur M, j'ai su que je m'en sortirais. Quand je suis sortie de la consultation du Docteur M , je n'ai pas pu retenir mes larmes. Sa secrétaire m'a dit: Vous êtes entre les mains du meilleur " ... c'était la 1ère et la dernière fois que je pleurais sur mon cancer. J'ai eu un moral d'acier pendant un an ,même quand la chimio me rendait malade. Ces séances sont longues, 4 ou 5 heures, dans une salle qui transpire le désarroi des malades.
J'ai eu une chance folle d'être entourée de gens formidables : mes enfants toujours présents et pleins de petites attentions, des amis qui n'ont pas eu peur de cette maladie et surtout mon mari qui a tout assumé pendant cette année là. A tous les examens, à tous les traitements, à tous les rendez--vous, il était là. Il dépensait des trésors d'imagination pour me faire plaisir, pour me faire manger, pour m'éviter la moindre fatigue, pour ne pas me couper des amis en organisant des repas à la maison, pour m'obliger à sortir, faire 3 pas dans la rue puis 4 ainsi de suite. Il a pris tous les soucis pour lui pendant un an. Certains amis se sont un peu éloignés. Je les comprends. Ils avaient peur de me faire trop parler de mon cancer. D'autres au contraire se sont rapprochés avec beaucoup de tacte.
Ma maladie nous a tous rapprochés , nous permettant de relativiser les petits tracas de la vie , de profiter du moment présent et de tout faire pour les gens qu'on aime.
J'ai un caractère un peu anxieux en ce qui concerne les gens que j'aime, en particulier mes enfants et mon mari. mais pour moi , je ne savais pas car je n'avais jamais été malade. Et là, je positivais , même les mauvais jours. Je me disais que chaque jour passé est un jour de moins pour mon cancer et que , grâce aux médecins qui mettaient tout leur savoir à mon service, on aurait le dernier mot. Certaines personnes ne me croyaient pas : " ce n'est pas possible d'être toujours positive comme ça, tu fais semblant..." Et bien non, je ne faisais pas semblant. Mon père demandait des nouvelles à mon mari. " je veux de vraies nouvelles " disait-il. La réponse à toutes les questions sur ma santé était " t'inquiète, tout va bien " c'est devenu aujourd'hui un sujet de plaisanterie entre nous. Maintenant , quand je demande à ma fille comment ça va , systématiquement elle répond :" t'inquiète, tout va bien " et elle rit et moi aussi....
Je pousse toutes les femmes que je croisent à aller consulter un gynéco et que si quelque chose les chagrine de changer de mèdecin. Ce qui a changé dans ma vie depuis un an ? 30 contacts de plus dans mon téléphone, entre médecins, hôpitaux et autres centres d'examens. Plus sérieusement, j'ai croisé des mèdecins très différents mais tous se battant contre vents et marées pour gagner cette bataille contre le cancer. Et maintenant, la vie, grace à eux, est mon bien le plus précieux. Merci "
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Suite à une erreur médicale
Suite à une erreur médicale, on m'a annoncé un cancer de l'utérus à un état d'avancement important et par conséquent j ai subi en aout dernier une hystérectomie (utérus et ovaire). Je me remet progressivement de l'opération, je ressens toutefois encore des signes de fatigue, accompagnée de bouffées de chaleur. Y a t il des solutions permettant de réduire ces désagréments? Aussi on m a prélevé des tissus ovariens, est il actuellement possible de les utiliser pour la procréation? Qu en est il? Vous remerciant par avance des réponses que vous sauriez m'apporter, je reste à votre disposition pour tout complément d'information. Bien cordialement
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Âgée de 30 ans
Âgée de 30 ans et enceinte de 8 mois, je dois accoucher mi-Décembre 2010. Je suis par ailleurs mère célibataire.
En début de grossesse, un frottis a révélé une infection de type HPV à haut risque de génotype 56. Je précise que le virus n'apparaissait pas au frottis de l'année précédente
Je suis dans l'incertitude et l'inquiétude la plus totale concernant le virus dont je suis atteinte. Je cherche notamment à comprendre les risques pour moi-même et mon bébé et pour le père. Mes recherches me portent à croire qu'une incertitude existe quant à la transmission du virus à l'enfant ; selon les sources elle semble tantôt avérée, tantôt rarissime, tantôt impossible. Me fiant en priorité à l'avis de mon gynécologue, celle-ci m'affirme qu'il n'existe aucun risque de transmission à l'enfant (ni en cours de grossesse, ni lors de l'accouchement). Elle a pourtant préconisé une colposcopie en début de grossesse, , mais le médecin consulté) n'a pas souhaité réaliser la colposcopie, la jugeant inutile. Enfin, nulle information ne m'a été communiquée sur les caractéristiques, risques et conséquences de ce génotype-là (56) par rapport à d'autres génotypes.
Je sais qu'il vous est impossible de me donner un avis médical par mail et sans consultation préalable, j'aimerais simplement savoir s'il est nécessaire de prendre des précautions particulières avant, pendant, et après l'accouchement. J'aimerais aussi connaître les risques encourus par mon bébé et par moi-même dans tous les cas de figure.
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Il y a 9 ans
Il y a 9 ans j ai subi une conisation pour dysplasie de haut grade
depuis peu je suis atteinte de condylomes genitaux cela faisait 2 ans que j etais avec mon ami qui lui aussi a des condylomes
il y a 9 ans je ne savais meme pas que j avais ete contamine par ce fameux virus pendant les 2 premieres années frottis tous les 6 mois et apres 1 ts les ans
mon ami est diabetique et a peur que ce soit plus grave pour lui alors que mon docteur lui a dit non mais que moi je risquais de nouveau des lesions pre cancereuses mais pour lui ce n est rien il m en veut a mort d avoir ses condylomes et me dit que je suis degueulasse qu en sachant ce que j avais je ne lui ai pas dit
mais je n ai jamais eu de condylomes genitaux je ne pouvais pas savoir et je ne suis meme pas sure que ce soit moi la cause
je n ai plus aucune consideration pour moi jeme sents sale grace a un mec et là suis dans l attente de mon resultat de frottis
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Tout a commencé suite à un frottis
Tout a commencé suite à un frottis. J’ai reçu un courrier de ma gynécologue me demandant de passer à son cabinet. Elle m’a annoncé, que mon frottis n’était pas bon, elle m’a parlé de cellules précancéreuses, de papillomavirus et elle m’a demandé de prendre rendez-vous avec Dr M.
En sortant de son cabinet, tout s’est mélangé, je n’arrivais pas à distinguer si c’était grave ou pas. Je me suis donc rué sur internet à la recherche d’information.
J’ai donc compris que cela pouvait être très grave.
Lors de mon rendez-vous avec Dr M, mon mari était présent. Moi j’étais comme paralysée. Nous envisagions de faire un deuxième enfant, je venais juste d’arrêter la pilule, mon mari a donc posé les questions sur l’avenir, chose à laquelle je n’avais même pas pensé. Je pensais qu’au moment présent.
Une conisation a donc été faite. Le corps médical (que des hommes), disaient que ce n’était rien, que ça ne fait pas mal. Je me sentais un peu humiliée de souffrir alors qu’a priori ce n’était pas « normal ».
L’appréhension ainsi, que le fait de ne pas accepter cette maladie ont fait que j’ai ressenti chaque geste lors de la conisation avec une énorme douleur.
J’avais un peu honte de cette maladie car on m’a parlé de maladie sexuellement transmissible, transmise par l’homme à un moment donné de ma vie. Ma famille proche était au courant, mais ne comprenait pas forcément tout et au travail j’en avais parlé qu’a très peu de personnes.
Je me culpabilisais aussi, et je trouvais injuste le fait que l’homme ne garde pas ce virus en lui, mais que la femme si. Injuste aussi le fait qu’on aille m’enlever un bout de col alors que mon mari n’avait pas le moindre examen à faire. Nous nous disions (mon mari et moi) que ce virus était en moi et que mon mari pouvait le contracter et qu’il pourrait me le retransmettre à nouveau… que ce soit un cercle vicieux.
Autant vous dire que notre vie intime s’en est ressentie, et nous avons pris la décision de mettre des préservatifs pendant nos rapports (d’une part pour se protéger l’un, l’autre et d’autre part pour ne pas que je tombe enceinte avant d’avoir le résultat de contrôle). J’avais un énorme soutien de mon mari. D’autant plus que la question de l’infidélité (comme pour toute MST) aurait pu se poser entre nous et créer des conflits, ce qui n’a pas été le cas.
Nous avions énormément de questions sans réponses, j’ai donc décidé de prendre un rdv à l’IGR. Je suis tombée sur une gynécologue, très patiente, très compréhensive, et très positive. Ce rendez vous m’a remonté le moral et m’a un peu enlevé mon angoisse face au virus. Elle a répondu à toutes mes questions (dans la mesure du possible, car la science a peu de recul sur ce virus). J’ai pris rendez-vous pour mon mari pour vérifier qu’il n’ait plus le virus en lui. Tout était bon de son côté.
Puis trois mois après la conisation, j’ai donc fait un frottis de contrôle qui n’était pas bon de nouveau. J’ai eu comme un ras le bol de tous ces examens, je ne voulais plus qu’on me touche.
J’ai vécu cela comme un échec, et je me culpabilisais encore plus, en me disant que mon corps ne se battait pas assez. Je commençais à remettre en cause le fait d’avoir un deuxième enfant. Ce qui m’a été confirmé par le Dr M qui envisageait fortement d’enlever l’utérus.
J’étais très affectée psychologiquement par cette rechute, je devais me résigner à n’avoir qu’un seul enfant et que toute ma vie risquait de changer.
Mon mari a beaucoup insisté pour que le Dr M. pratique une autre conisation plutôt que d’enlever l’utérus. Nous avons donc pratiqué une deuxième conisation, qui physiquement était très éprouvante.
Puis après cette deuxième conisation, tout est rentré dans l’ordre. Bizarrement, j’ai commencé à en parler plus ouvertement autour de moi, et je me suis aperçue qu’il y avait d’autres femmes dans mon cas, notamment une collègue très proche. Et un jour on en a parlé sans tabou toutes les deux, et nous avions les mêmes interrogations.
Je dois dire que d’en parler comme cela à quelqu’un qui a vécu la même chose ça m’a fait beaucoup de bien. Ce dialogue avec une autre femme, c’est ce qui m’a le plus manqué lors de mon parcours.
Nous avons aujourd’hui un deuxième enfant en pleine forme.
Aujourd’hui j’appréhende chaque frottis, avec anxiété..
Avant d’avoir des relations sans préservatifs j’ai toujours fait le nécessaire avec chacun de mes partenaires pour pratiquer des tests en laboratoire pour détecter les virus sexuellement transmissibles. Pourquoi n’est ce pas le cas pour le HPV ?
Il faut en fait attendre que la femme ait un frottis avec des cellules précancéreuses pour dépister le HPV. C’est un peu la solution ultime. Le fait de se faire enlever un bout du col, qui correspond à l’endroit où se loge le bébé, n’était pas anodin pour moi et une femme étant d’autant plus sensible sur cette partie du corps par rapport aux conséquences.
J’espère ne pas avoir été trop longue, j’espère que mon témoignage pourra aider d’autres femmes.
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« dur,dur !»
En ce moment je n'y arrive pas à écrire. Parlez de moi est trop dure, car je hais la personne que je suis devenue.
J'ai rencontré le professeur Paniel au CHU de Créteil pour la reconstruction du vagin comme me l'avait conseillé l'IGR mais il ne pourra pas intervenir car il y a trop de séquelle, cependant il me parle d'une opération à partir du mucle du ventre. Il recontacte l'IGR et j'attend d'avoir un autre rendez-vous.
Certes je suis en vie mais je ne vis plus !!!
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Je me souviens
Votre témoignage
Je me rappelle de cette année 2008, j'avais 33 ans
Un frottis en mai ASC-US (pour info je faisais 1 frottis par an)
Un test HPV faiblement positif
Une biopsie avec pour résulat dysplasie de haut grade CIN II
Puis la conisation en septembre avec l'appel du médecin qui m'annonce un carcinome épidermoïde invasif du col stade 1A2. Je ne comprends pas et là il utilise ce mot qui me fait tellement peur : CANCER
Pendant 2, 3 jours, c'est une horreur : je pense à la mort, je pense à mes enfants qui vont grandir sans moi, à mon mari, à mes parents, que je vais laisser... puis je me dis NON ça ne peut pas se passer comme ça, tu vas te battre, aller de l'avant.
15 jours aprés ce résultat, Hystérectomie totale, on me laisse juste un ovaire, puis curietherapie haut débit qui se termine un 24 décembre (c'est un signe!).
Maintenant, 2 ans aprés, je suis suivi tous les 6 mois avec des batteries d'examen et de prise de sang (les marqueurs SCC, sont devenus aussi normal que la NFS!!!)
Avec la boule au ventre à chaque fois, mais je suis toujours là et en bonne santé. Biensur je suis devenue hypocondriaque, mais je suis là et c'est ça le plus important. Heureusement également que j'avais eu la chance d'avoir des enfants.
Mon message est :
Faites des frottis
Pris à temps, on peut guerrir de ce cancer.
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Témoignage de Tulippe
Bonsoir, Pour vous situer l'histoire, j'ai 30 ans, pas d'enfant et je vis en Angleterre. En avril 2009, je vais un frottis de contrôle : mauvais résultat CIN III, en mai 2009 je subit une colposcopie avec biopsie et conisation large (80% du col enlevé) suivie d'une hémorragie et perte de sang pendant 5 semaines. En Octobre 2009, je refais un contrôle en France cette fois-ci, re-mauvais résultat CIN I donc lasers en décembre 2009.
Retour en Angleterre, en juin 2010 visite de contrôle puis frottis re CIN I plus canal endocervical stérosé (il est pratiquement fermé) donc re frottis en Septembre 2010 qui est toujours CIN I. Comme mon gynécologue anglais ne veut pas me refaire pour le moment d'autre traitement, il attend le contrôle de décembre 2010, suite à cela, il veut me faire un ultra son transvagianl afin de savoir ce qu'il peut m'enlever de plus sans mettre trop en danger "mon éventuelle future grossesse" (c'est entre "" car je ne suis pas sure d'en vouloir, disont que pour le moment c'est non mais je ne veux pas me fermer la porte pour plus tard).
Ce que je voulais savoir est quel peut être le futur traitement? Il reste très évasif sur le sujet et me dit qu'on verra ça en temps voulu mais j'ai besoin de savoir!! Et je souhaites la vérité svp, pas de chichi ou de on verra... Ai je un risque qu'il me fasse une hystérectomie? (Personnellement, je me suis préparer à ce genre d'éventualité). De plus il est prévue de faire dans 3 mois (j'ai arrêté cezarette (pilule de 28 comprimés sans pause) depuis le 14 septembre 2010 et je n'ai toujours pas eu de saignement) un bilan hormonal car j'ai des bouffées de chaleur.
Malheureusement, je fais actuellement des coliques néphrétiques avec calcul dans la vessie compliquée d'une infection urinaire, je ne sais pas encore comment cela va évoluer car j'ai rdv pour un scan jeudi 7 et la visite à l'urologue le 24 septembre 2010. Dois je parlé de mes antécédent gynécologique à mon urologue et es ce que cela peut être liées? En vous remerciant de prendre le temps de lire et de me répondre Cordialement Tulippe
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je me fais opérée
Vendredi je me fais opéré...je dois subir une colpohystérectomie suite à un cancer du col de l'utérus..J'ai trés peur et malgré les gens qui m'entourent, je me sens seule et incomprise...J'ai l'impression d'etre la seule à avoir peur,tout le monde me dit de ne pas m'inquiéter,que tous se passera bien.Et bien je l'espére de tout coeur car j'ai 31 ans,une fille de 13 ans et un fils de 1ans 1/2 et j'espére vraiment pouvoir profiter de la vie encore longtemps à leurs cotés...Ce cancer vous bouffe en silence et ne vous prévient pas...Pour ma part je n'arrive toujours pas à croire que tous ca m'arrive, je me dis que je fais un cauchemar et que je vais me réveiller,mais pour l'instant le cauchemar dur et j'espére qu'aprés cette opération mon cauchemar cessera et que je me réveillerais enfin libéré et guéri...
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qualité de vie
G eu une conisation du col en 2007 car le virus trainait depuis 2a en meme temps que la masectomie du sein G.Sous tamoxifène g eu un durcissement de l'utérus donc curetage en 2008...Depuis g mal des difficultés à avoir des relations sexuelles avec mon mari...
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Message d'espoir
Je me rappelle encore de l'annonce du diagnostic suite à un frottis et d'une biopsie: lésion de haut grade CNIII et adénocarcinome in situ.
Ca n'était pas très rassurant car je n'avais que 25 ans.
Je souhaitais avoir des enfants et je n'avais qu'une angoisse : ne pas pouvoir en avoir à cause du papillomavirus.
Heureusement, j'ai eu la chance d'être orientée vers un spécialiste qui m'a beaucoup rassurée. J'ai subi une conisation le mois suivant et ce dernier a veillé à ce que l'intervention ait le moins de conséquence possible sur mon col de l'utérus.
Aujourd'hui, 5 ans après, j'attends mon premier bébé et je n'ai eu absolument aucune difficulté à tomber enceinte.
En fait, j'ai eu la chance d'avoir été prise en charge tôt et j'encourage toutes les jeunes filles et jeunes femmes à faire régulièrement des frottis de contrôle car le cancer du col de l'utérus peut être évité.
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Incertitudes sur mon intervention
Je dois subir une conisation...
J'ai 21 ans et vendredi je me fais opérer. C'est la première fois que je subis une intervention et je ne connais personne dans ma situation.
Ce que je sais c’est que je serais sous anesthésie générale, que je pourrais normalement ressortir le jour même de l'hôpital. Mais je n'ai pas la moindre idée des douleurs que l'on peut ressentir après l’opération et des gênes occasionnées.
Tout ce que je sais c'est qu'il s'agit de me retirer la partie du col de l'utérus qui est infectée, mon chirurgien ma dit que je ne pourrais peut être plus mener de grossesse à terme, en effet plus il y aura de partie infectée plus j'aurais de chance (ou plutôt de malchance) d'avoir un enfant prématuré. Et je ne saurais cela qu'à la suite de l'opération...
J'ai 21 ans, je vie très mal la situation. Quelqu'un pourrait-il me dire à quoi m'attendre svp, concernant les douleurs ou me dire quelles séquelles cela lui a laissées à la suite d’une telle intervention...
Je vous remercie par avance
A.L
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J'ai subi une conisation...
Bonjour, j'ai subi une conisation la semaine dernière je ne sais pas si c'est mon conjoint qui m'a transmis le HPV ou un autre et ça, je le saurai jamais. Aujourd'hui le HPV est-il toujours en moi ? Si mon mari est porteur, qu'est ce qui m'empêchera d'avoir de nouveau une lésion, puisque mon corps n'a pas su se défendre contre la première ? je vois maintenant le rapport sexuel comme un risque de maladie et moins comme un acte d 'amour merci pour vos réponses Cordialement
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Je viens d'être opérée du cancer du col de l'utérus
Je me permets de témoigner car je viens d'être opérée du cancer du col de l'utérus, malheureusement à cause de la radiothérapie ; j'ai demandé au docteur de me retirer les ovaires de peur qu'il y ait des métastases. Je suis âgée de 36 ans, la tumeur sur mon col faisait 8 cm, grâce au moral et la force de vaincre cette maladie, j'ai subi chimio, radiothérapie et curiethérapie, résultat avant l'opération, elle ne faisait plus que 2 cm. Je soutiens donc toutes les femmes atteintes de cette maladie, je les encourage à se battre, le moral y fait .
Pensez à ma mère décédée d'un cancer des ovaires en 98, mon combat était pour moi mais aussi pour elle, en sa mémoire .
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Delphine - 38 ans
"Mademoiselle, je vous appelle suite à votre frottis, il faudrait que vous preniez un rendez-vous d'urgence avec le docteur... je ne peux rien vous dire, je ne suis pas habilitée à le faire". 6 jours d'angoisse à imaginer le pire et in fine un "joli" nom pour un virus dont j'ignorais jusqu'alors l'existence et ses conséquences.
Je ressors de mon rendez-vous vendredi dernier avec un nom "Papilloma virus" et un sentiment d'injustice et de colère. Je lis et relis le compte-rendu de mon frottis évoquant la recherche de "Papillomavirus humains oncogènes" : oncogènes égale cancérigènes?!? Tout est dit, la boule au ventre se reforme.
Mécaniquement, je pars travailler, mécaniquement je prends rendez-vous à l'Institut Fournier pour une colposcopie prévue le vendredi 13 novembre. Moi qui ne suis pas superstitieuse y vois un mauvais signe... Le ciel vient de me tomber sur la tête. J'ai 38 ans, pas encore d'enfant et je me retrouve en une semaine suspendue entre le monde des vivants et celui des malades.
Des milliers de questions se bousculent jour et nuit dans ma tête, des cauchemars peuplent les quelques heures de sommeil que ma peur m'octroie.
Je suis en colère : pourquoi moi ? pourquoi ça ?
Delphine - Gentilly (94) - 38 ans
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Témoignage d'Annie
J’ai 57 ans et depuis le 24 septembre je sais…Je sais enfin ce que mon corps essayait de me dire depuis plusieurs mois. Soulagement de savoir mais aussi peur de l’avenir.
Un concours de circonstances malheureux et mon manque d’empressement à prendre un nouvel avis ont retardé le diagnostic.
J’ai mis sur le compte de la pré-ménopause des saignements importants et aléatoires mais d’autres saignements sont apparus.
J’ai pris rendez-vous avec une gynécologue en février. Frottis puis échographie – doppler pelvienne n’ont décelé aucune anomalie…
J’ai attendu, la tête dans le sable... Moi, qui n’étais jamais malade, j’ai eu une grippe (A ou pas, je ne sais pas) en juin qui m’a laissée à plat pendant trois semaines et une infection urinaire qui m’a conduite aux urgences en août.
Lasse d’avoir l’impression d’avoir 80 ans, j’ai pris rendez-vous avec une autre gynécologue début septembre et là, tout s’est accéléré : Frottis, colposcopie, biopsie, IRM et 3 nouveaux médecins dans mon carnet d’adresse.
Je suis entre les meilleures mains possibles, me dit-on. Je le crois et le répète au tour de moi, pour me rassurer et rassurer les gens qui m’aiment. Annoncer à mes enfants que j’avais ce cancer a été le moment le plus angoissant. Je ne veux pas qu’ils s’inquiètent pour moi alors je ne m’inquiète pas... Pas devant eux.
Ce cancer qui est à un stade assez avancé devait déjà être là en Février. Pourquoi n’a-t-on rien vu ? Pourquoi n’ai-je pas tout de suite demandé un deuxième avis ? Je suis en colère mais je ne peux pas revenir en arrière. Depuis le 24 septembre, je vis au jour le jour, j’attends les résultats d’examens, j’attends le prochain rendez-vous, j’attends le début du traitement...Et j’ai peur
Annie
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Témoignage de Jeanne, 16 ans, fille de Laurence.
10 février, « maman a un cancer du col ». Tout a basculé ce jour là, ce jour où les médecins nous ont annoncé ce qu’on ne peut tout simplement pas imaginer, pas concevoir : « ce n’est pas possible ».
Et pourtant si ! C’est arrivé à notre mère, notre pilier.
Du haut de ses 40 ans, elle a choisi de se battre. Elle a tout accepté, la chirurgie mutilante, les rayons qui « brûlent », l’isolement, les privations. Pour guérir elle a renoncé à tout.
Ce qu’elle était et aimait. Elle a aussi apprit à goûter chaque instant de bonheur, chaque instant de liberté.
Elle a été courageuse et forte maman. Maman est épuisée, va-t-elle trouver la force de continuer à se battre ?
J’aimerai espérer que tout redevienne comme avant.
Vous qui avez des personnes chères, des enfants auxquels vous tenez, vous comprenez certainement l’angoisse de Jeanne. Avoir une mère jeune ou un proche touché par un cancer, quoi de plus terrible, quoi de plus injuste ?
Nul n’est à l’abri, chaque jour en Europe, près de 140 femmes entendent ces mots terribles.
Il y a encore une cinquantaine d’années, cette maladie faisait 6 fois plus de victimes et le décès était inéluctable. Mais encore aujourd’hui 4 femmes sur 10 décèdent dans les 5 ans.
WACC se mobilise pour éviter ces situations, elle a fait de la lutte pour la prévention du cancer du col sa raison d’être.
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Le jour où j'ai cru que ma vie s'écroulait...
Visite annuelle chez la gynéco comme tous les ans depuis mon 1er rapport. Rien ne m'inquiétait, je n'avais mal nulle part, tout allait bien dans ma petite vie d'une étudiante de 21ans.
Puis un soir je reçois son appel, sa voix si douce m'annonce que mon dernier frottis est anormal. Elle me parle d'examens complémentaires, de biopsies, de cellules cancéreuses, puis des mots qui pour moi n'avaient aucune signification. Je ne comprend pas, je suis prise de panique, tout se mélange dans ma tête. Je tombe de haut, complètement perdue, je pleure toutes les larmes de mon corps.
Mon copain rentre du travail, me trouve assise sur le canapé une boîte de mouchoirs à la main. j'essaie de retrouver mes esprits et lui explique ce qui se passe.
Une semaine après je passe une colposcopie et on me fait une biopsie. J'angoisse de plus en plus... le mot "cancer" me terrifie. Le diagnostic tombe... il est bien en moi, s'est installé silencieusement sur mon col sans me demander l'autorisation. Quelle impression étrange de se sentir "habiter" par lui et de ne ressentir aucun symptôme.
Je consulte alors un autre gynécologue sur Paris pour avoir un avis différent. Il décide de ne pas m'opérer pour le moment et de surveiller tous les 3-4mois pendant 1an. On envisagera peut-être du laser à ce moment là, s'il n'a pas decidé de partir de lui même.
Je me sens a la fois soulagée et inquiète d'entendre ses mots. Il va falloir que je m'y fasse, que je continue ma vie en essayant d'y penser le moins possible, que j'apprenne à vivre avec. C'est parti pour 1 an de cohabitation...
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Témoignage d'Isabelle : REAPPRENDRE A VIVRE
Mon amour,
Tu viens de partir pour ton congrès à Stockholm.
Huit jours sans toi, c'est long mais je vais en profiter pour faire le point.
Tu te rends compte… 10 jours déjà qu'on le sait…
Je suis guérie, la sale bête est partie. Et je vais tout faire pour qu'elle ne revienne jamais.
Je n'arrive pas encore à réaliser, à y croire.
A petits pas, je réapprends à faire des projets, pour moi, pour nous, pour notre famille.
Depuis des mois, je me sentais entre parenthèses, flottante, un pied dehors…
Et maintenant, je reprends consistance. Je me resitue dans l'espace, dans le présent, dans le futur… De floue, je deviens nette… C'est très étrange comme impression.
Tu sais, le plus difficile pour moi, c'est de réapprendre à être une femme.
J'ai tellement besoin de toi, pour me dire que tu me trouves belle, attirante, pour être encore femme à tes yeux, sous tes doigts…
Mais sois patient. Ne va pas trop vite. Priorité à la tendresse, mon amour, s'il te plait…
Avec toi et les enfants à mes côtés, je sens que je vais pouvoir tout reprendre en main. Retrouver mon assurance au travail, mon énergie dans la vie.
Promis, je vais être raisonnable, faire tous les contrôles prescrits par le médecin, manger sainement… Et dès que je le pourrai, reprendre de l'exercice pour remettre du rose à mes joues, des muscles à mes bras, de la fermeté à tout ça…
Dis, tu crois que je vais arriver à oublier, oublier la peur, la douleur, oublier la mort qu'on a vue de si près, oublier que tout a failli s'arrêter…
Je vais tout faire pour gommer les images de ces derniers mois.
Quand tu vas revenir, tu verras, j'aurai déjà repris un peu de force. La suite, ce sera avec toi. Maintenant, on a le temps, enfin.
Je t'aime.
Isabelle
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Témoignage de Marie : L'ATTENTE
Maman,
Quand tu es partie de chez moi hier soir, je n'ai pas trouvé les mots pour te rassurer.
Parce que moi-même, je ne sais plus comment faire taire cette angoisse, cette peur qui ne me lâche plus.
Tu me connais, je suis plutôt raisonnable.
Les frottis de dépistage, j'en fais tous les ans, depuis mes 40 ans.
Bien sûr, chaque fois, j'ai une appréhension.
Au moment d'ouvrir la fameuse lettre du labo, je cherche fébrilement le chiffre fatidique…. Classe I, Classe II, Classe III, Classe IV… Et la dernière fois, le numéro n'était pas le bon.
Quand mon gynéco m'a appelé, j'ai essayé de déceler dans sa voix un signe, une tension qui aurait fait écho à la mienne. Mais rien... Juste des mots rassurants… " Il faut faire des examens complémentaires " " On ne peut pas encore se prononcer ".
Et moi, maman, je n'ose pas prononcer le mot… je n'ose même pas y penser et pourtant j'y pense tout le temps….
Aujourd'hui, j'en suis à la 2ème biopsie. Dans trois jours, on aura les résultats. Marc m'a promis de m'accompagner. Ca me donne du courage…
Trois jours, encore trois jours à attendre…
J'ai l'impression que je ne fais plus que ça… attendre.
J'ai trop de temps pour penser, trop de temps pour imaginer.
Avec tous ces examens, je me sens devenir un sujet de laboratoire…
Les médecins, les infirmières… tout le monde est gentil mais j'ai sans arrêt l'impression qu'ils ne me disent pas tout.
Je sais qu'il faut en passer par là, je sais qu'il faut faire tout ça pour savoir et pour traiter au plus vite si…
Non, je ne veux pas… Ca ne doit pas… pas moi…
Maman, j'ai besoin de toi. Tu peux imaginer ce que je ressens, tu peux te mettre à ma place…
Oui, je le sais… tu voudrais être à ma place, prendre cette inquiétude pour toi, me soulager de ce poids…
Allez, dans trois jours on saura… Et je pourrais peut-être à nouveau faire des projets, me remettre à respirer…
Maman, dis-moi que tout va bien se passer…
Ta Marie
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Témoignage de Sophie : L'ENONCE DU VERDICT
Ma Lucie,
Aujourd'hui, le monde a basculé. En une minute, je ne savais plus rien, ni respirer, ni penser. Après ça, comment mettre un pied devant l'autre, comment continuer…
Lucie, je sais le poids que je vais te faire porter, mais si je ne le partage pas avec toi, il va m'écraser. Il faut d'urgence que je parle à quelqu'un, que je te parle à toi, mon amie de toujours.
Voilà, je sors de chez mon gynéco. Il m'avait demandé de revenir le voir, suite à mon dernier frottis.
Tu me connais, je pars toujours gagnante. La peur, c'est pas mon truc. Mais en me rendant à cette consultation, j'avais comme un pincement, une contraction imperceptible, comme un signal d'alarme qui essayait de me dire quelque chose… A chaque pas, j'avais l'impression de me rapprocher d'un danger confus, sans nom…
Tu comprends pourquoi j'ai voulu te dire tout cela par lettre. SI en ce moment on se parlait, si tu étais en face de moi, tu m'aurais déjà interrompue, prise dans les bras pour me dire : " Allez, vas-y, crache ce que tu as sur le cœur. " Et moi, j'aurais déjà craqué.
Je te connais et surtout, tu me connais.
Mais pourtant, il faut bien que j'y arrive.
Alors, je passe en accéléré ce mauvais film et j'en viens au moment du verdict.
Non, laisse-moi encore un peu de temps.
Tu te souviens, je t'avais parlé de saignements. Pas à chaque rapport mais presque.
Je finissais par avoir du mal à penser que le tempérament fougueux d'Arthur en était la seule cause. J'aurais tellement préféré…
Lucie, je tombe… rattrape-moi, s'il te plait… il faut que je le prononce ce mot qui m'écorche la bouche, ce mot qui m'étouffe, me coupe le souffle. J'ai peur, tellement peur, si tu savais comme j'ai peur. SI je le prononce ce mot, tout va devenir vrai… concret.
Lucie, J'ai un cancer… L'affreux crabe a élu domicile sur le col de mon utérus.
Ne pleure pas, il faut que tu sois forte pour moi, avec moi.
Oui, on peut encore le soigner.
Oui, il n'est pas pris trop tard.
Oui, je suis entre de bonnes mains… Tu vois, je sais d'avance toutes les questions que tu vas me poser.
Mais tout ça, on en parlera plus tard, demain peut-être.
Pour l'instant, j'essaie juste d'apprivoiser ce mot, de ne pas me laisser submerger, d'éviter que ce maudit crabe ne me pince trop fort
Tu m'aideras, dis-moi que tu m'aideras…
Sophie
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