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Date de dernière mise à jour : 05/04/2017

TÉMOIGNAGES



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Peines et colères à la lecture de tous ces témoignages.

Peines et colères à la lecture de tous ces témoignages. Peines: jamais plus je ne retrouverais l'insouciance de mes 30 ans, une sexualité épanouie.

Colères: face à l'inertie des pouvoirs publics aucun dépistage organisé mais beaucoup d'annonces sans effet, toujours pas de vaccination obligatoire garçons/filles cependant c'est une équation indéniable.

20 ans après une conisation, une bonne décennie de tourisme médicale et de propos désobligeants, il est tout même grand temps que l'on cesse de culpabiliser les femmes.

Les hpv ont l'élégance de ne faire aucune distinction de sexe et de catégorie sociale !!

Deux formes de HPV

Bonjour à toutes, J'ai aujourd'hui 23 ans et quand j'avais 19 ans, ma gynécologue m'a diagnostiqué des lésions condylomateuses. Après des analyse plus poussées, dont une biopsie, il s'est avéré que je suis atteinte des deux formes de HPV les plus oncogène (les souches 16 et 18), en plus d'une forme moins oncogène (la 11, de mémoire). Cela fait maintenant, 4 ans et demi que je suis infectée, j'ai eu une opération visant à supprimer les condylomes (quand j'avais 20 ans), or ça a récidivé.

Malgré mes questions, ma gynéco est assez rétissante à l'idée de m'expliqué cette "maladie" (par exemple, elle avait oublié quelles étaient les souches que j'avais contractées, et m'avais donc annoncé par pur hasard le risque oncogène de la souche 18, information quelle ne voulait pas me transmettre, car ça là instantanément mis très mal à l'aise quand je lui est rappelé que j'en suis affectée). Concernant les traitements des condylomes, elle ne me prescrit rien, et me suggère plutôt de me détendre et de moins stressés... Sauf que de nature, je suis une personne anxieuse et étant étudiante j'ai du mal à diminuer mon stress avec tout les cours et dossier que je dois gérer. Au regard, des souches que je présente, je pense que mon pronostic n'est pas très glorieux, en tout cas, si on reste objectif, le risque que je développe un cancer est assez élevé, ce qui est de mauvais pronostic... Et ça me plombe également le moral.

Je voulais savoir s'il y avait des personnes qui sont passées par là, et surtout quelles étaient les solutions proposées par leurs médecins en vue de traiter les condylomes et de prévenir l'apparition d'un cancer. Merci et bon courage à toutes !

Mon parcours

Je vais raconter mon parcours contre le cancer du col de l'utérus, je sais que chaque cancer est différent mais peut-être que mon témoignage pourra aider quelqu'un car moi je me suis posé beaucoup de question.

Tout à commencer par un frottis les résultats sont mauvais nouveau rdv et colposcopie pour confirmer, on m'annonce un CIN3 le gynecologue me rassure en me disant que ce n'est pas encore un cancer mais le stade juste avant. Il me donne rdv pour la conisation l'intervention se passe bien pas de douleur pour ma part le plus long c'est l attente des résultats. J'ai rdv 1 mois plus tard et la les résultats sont encore mauvais ce n'est plus un CIN3 mais un cancer stade 1a1 et la conisation n'à pas suffit à l'enlever.

Le gynéco me propose une hystérectomie j'ai 37ans et 2 enfants on aurait pu refaire une conisation mais c'est pas sur que cela fonctionne et il me dit que dans mon cas c'est le mieux donc je suis son conseil. Je me suis faite opéré il y a tout juste un mois les premiers jours j'ai eu de forte douleur dans le ventre l'opération m'a fatigué mais la au bout d'un mois tout va beaucoup mieux.

J'ai eu rdv aujourd'hui pour les résultats des pièces operatoire tout à été enlevé je suis guéri maintenant je dois juste faire un frottis du vagin tout les ans pour surveiller. Je n'est pas encore eu de rapport sexuel il me conseille d attendre encore 15 jours donc je ne sais pas si ce sera comme avant. Je sais que j'ai eu beaucoup de chance et pense à celles qui se battent et pour qui le combat et beaucoup plus dur. Ne jamais négliger ses rdv de frottis c'est la mon erreur j'y est laissé mon utérus, la possibilité d'avoir un autre enfant mais je suis en vie et guéri c'est le principal.

Bon courage à celle qui se battent

Je reprends

Bonjour à toutes, je reprends "la plume" aujourd'hui, j'ai laissé un message il y a quelques mois (en Nov "46 ans une de plus"...) j'attendais le début de mes rayonnements et de ma chimio, mon cas je rappelle un cancer de l’utérus stade B II, tumeur de 4 cm découverte par un frottis (que je pratiquais tous les 2 ans et tjs bon jusqu'à d’alors).

Compte tenu de la zone a rayonné, les effets indésirables comme je l'avais beaucoup lu dans les différents témoignages trouvés sur internet et confirmés par les médecins rend la vie difficile au quotidien, et la chimio n'arrange pas les choses, il ne faut pas minimiser la fatigue, les baisses de moral etc...ce qui est assez difficile à assimiler, c'est que le traitement qui vous soigne vous rend plus malade que le cancer.

Mais rassurez vous à la fin du traitement, on récupère petit à petit, et tout cela devient une parenthèse dans votre vie. A la date où je vous laisse ce message je viens de terminer la curiethérapie. Je n'avais pas trouvé de témoignages très récents à ce sujet, et je me demandais bien ce qui allait m'arriver, l'inconnu fait peur. Chaque cancer de l'utérus n'a pas le même protocole, ce que j'explique là concerne un cancer pour une tumeur de plus de 3.5 cm, dans le cas présent, la tumeur étant trop grosse, il n'y a pas hystérectomie c'est trop dangereux, il faut réduire la tumeur à son maximum avant, voire la faire disparaitre totalement et je n'aurai peut être pas besoin d hystérectomie.

Pour revenir à la curitherapie : vous êtes allongée dans une chambre plusieurs jours (suivant chaque cas cela varie de 2 à 4 jours) on relie votre tumeur à une machine (par voie naturelle) à l'aide de fils (des pailles dans leur jargon) pour directement rayonner la tumeur. Vous mangez allongés, vous avez une sonde urinaire, et avez le droit à un régime sans résidu pour éviter les selles le plus possible.

La position est supportable, vous pouvez plier les jambes, bouger le bassin, rappelez vous que ce ne sont que quelques jours dans une vie, les visites sont interdites car la machine se mets en route jour et nuit à une fréquence régulière, cela peut s’arrêter mais cela repousse le traitement (et c'est déjà bien assez long). Pour moi il y a eu plus d'appréhension qu'autre chose sur cette étape, même s'il faut reconnaître que se voir brancher de la sorte et un peu difficile psychologiquement, mes enfants sont sortis de moi par cette endroit intime, il est normalement source de plaisir et de vie, et là il est réduit au seul chemin pour me soigner de mon cancer.

Car il faut bien dire que la vie sexuelle est réduite à néants depuis plusieurs mois, mon mari est extraordinaire j'ai cette chance. Maintenant le traitement est terminé, il faut attendre 3 mois (car l'action des rayons et de la chimio se poursuit durant toute cette période) pour repasser un IRM et un PET Scan et vérifier qu'il n'y a plus rien. Période d'attente où se mêle beaucoup de sentiments, il y a des jours où l'on croit que tout cela n'était qu'un mauvais rêve, et des jours où tout cela revient en plein coeur, et où il faut bien se dire que la maladie est toujours là, on ne peut pas parler de guérison mais de survie, c'est comme cela que le monde médical parle de nos chances.

Pas facile tout cela. Rendez vous dans 3 mois mesdames, je souhaite tout le courage possible à toutes celles qui allongeront la liste de ces témoignages, vous n'êtes pas seules, nous sommes là, pour vous lire, et vous soutenir.

J'ai 23 ans

Bonjour à toute,

pour ma part j'ai appris que j'étais attente d'un virus HPV 16 dans des conditions assez difficile. Début novembre 2016 j'ai fais un AVC. Par chance j'ai été prise à temps à l'hôpital. Résultat aucunes séquelles. Les médecins ne comprennent pas : je suis jeune, j'ai une très bonne hygiène de vie, je ne fume pas ...

Suite à mon AVC ils m'ont demandé de changer de pilule. J'ai donc pris rendez vous chez mon gynécologue. A mon arrivée il m'annonce que sur mon dernier frottis (qui datait du mois d'avril) on avais découvert ce virus. Apparemment il aurait essayé de me joindre une fois sans succès.

A savoir dans mon cas, je ne reçois pas les résultats des frottis. C'est le gyné qui les reçois directement...

Donc ça veut dire que ça fait plus de 6 mois que j'ai ce virus et je n'étais pas au courant. Il me demande de passer une biopsie. Chose que j'ai faite. J'ai eu les résultats aujourd'hui je suis passée du CIN I au CIN III (phase juste avant le cancer). J'ai été voir un nouveau gynécologue. Il m'annonce que je vais avoir une opération. Pouvez vous me dire comment ce sont passé les vôtres ? Est ce que ça peut revenir?

J'ai peur, je veux des enfants plus tard et je ne suis encore très jeune pour une tel découverte.

J'avoue être à bout en ce moment avec tous ces problèmes.

Dans l'attente de vous lire.

Je viens d'avoir 30 ans

Bonjour,

En 2010 suite à des soucis gynécologiques, je fais un frottis : résultats pas très concluants. J'ai eu un traitement pendant un mois avant de faire une biopsie.verdict après la biopsie CIN 2, J'ai donc eu une cotisation. Tout s'est bien passé et le rendez de contrôle était bon.

Depuis je me faisais suivre deux fois dans l'année pour surveiller une éventuelle récidive.
Cette année la chance a tourné, résultat du frottis ASC-CU. J'ai de suite appelé ma gynécologue pour avoir des explications, la seule réponse que j'ai eu c'est d'attendre 6 mois. Je suis donc passée par mon médecin traitement pour avoir son avis et surtout des explications. Je souhaite plus que tout au monde avoir des enfants mais je suis célibataire, stressée et anxieuse du verdict finale.

Lorsque l'on va sur certains forums c'est à prendre peur, il y a de tout.
J'espère que les résultats de la biopsie à venir ne seront pas trop grave...

Suite à un contrôle de routine en 2008

Bonjour,

Je voudrais apporter mon témoignage concernant le papilloma virus, autrement dit HPV. Je me sens concernée par beaucoup des récits présents sur ce site.

Suite à un contrôle de routine en 2008, mon frottis révèle un CIN 1 avec infection HPV. Ma gygy me dit d'attendre six mois. Nouveau frottis : HPV est toujours la. On attend à nouveau six mois : IL ne veut pas partir. Mon corps ne parvient pas à l'éliminer tout seul. Du coup, je subis une colposcopie+biopsie en 2010. On me détecte un HPV oncogene de type 16. Ma gygy me recommande une vaporisation laser ; ce que je fais. L'opération se fera sous anesthésie générale et je rentre le soir même chez moi. Il n'y a pas eu de douleur. J'ai eu la chance d'avoir une gygy formidable et à mon écoute ! Mais surtout... beaucoup d'angoisse et un sentiment de honte que rien ne parvient à effacer. Avant 2008, je ne connaissais pas le HPV. Je pensais seulement à me protéger contre le Sida et autres MST...si j'avais su.

Pendant six ans, mes frottis reviennent normaux. Je me sens revivre, libérée, même si je sais que le HPV est seulement "endormi".

Mi-novembre, je fais un contrôle de routine. Mon frottis revient Ascus. Je pleure toutes les larmes de mon corps, sans être surprise. Depuis mon retour en France, j'enchaîne les soucis de santé et je sais que le HPV se délecte d'un système immunitaire affaibli. Mon nouveau gynécologue me demande de venir à son cabinet et me fait une biopsie du col et du vagin dans la foulée. Il ne me dit rien mais je suspecte au vu de ses paroles que mon ami HPV a fait son come-back. Les résultats seront connus dans 10-15 jours. Si HPV, je devrais subir une conisation.

Je suis angoissée et le mot cancer me vient à l'esprit. Je viens de rencontrer un homme bien, j'ai 34 ans et on parle de faire un bébé d'ici deux années. Je me raccroche à cette idée, je vais me battre encore. Néanmoins, j'ai décidé d'arrêter de lire les articles sur le Web. Si certains sites me réconfortent comme le présent site, beaucoup me terrifient.

Chaque cas de HPV est finalement "unique" et chaque corps réagit différemment.

De part mon experience, les meilleures armes pour lutter contre ce virus sont :
- un suivi régulier chez le gynécologue et un traitement médical approprié : la santé est trop précieuse pour être négligée,
- avoir une bonne hygiène de vie,
- et surtout, ne pas perdre espoir, même si je sais que c'est difficile.

Le HPV, on en viendra toutes à bout !!!!! Sur cette fin, merci de m'avoir lu.

46 ans, Une de plus... Nov 2016

Je viens de lire tous vos témoignages, chacune à son histoire avec ses particularités (age, enfant pas enfant, frottis réguliers...), et je constate que pour toute, il y a, à chaque fois, un manque de connaissance sur le sujet qui est terrible, dans mon cas les premiers saignements lors des rapports sexuels auraient du m’alerter, mais comme beaucoup d'entre vous, "J'AI CRU QUE" et je suis passée à côté, enfin j'ai perdu plusieurs mois avant d'aller voir ma gynéco, et tout s'est enchainé, biopsie, conisation, Irm, Tep scan, ablations des ganglions lumbo aortiques, et j'en suis là.

Prochaine étape rayon chimio, encore de longues semaines à attendre car tout cela dure depuis 4 mois, et j'ai l'impression que tout commencera "vraiment" quand les premiers rayons seront effectués, enfin je vais commencer à me battre. L'attente est un vrai problème il faut être solide pour garder le moral.

J'ai un mari formidable et deux filles adorables (12 ans et 17 ans) c'est pour eux que je vais me battre, mais je sais que le chemin est long. Après la bataille il y a encore l'attente, risque de rechute pendant des années il faudra vivre avec l'épée de Damoclès au dessus de la tête.

Mais la vie est si belle même si, la, elle me fait un coup bas, je pense que sortie de tout cela, elle aura un gout bien différent.

Enfin à toutes, les équipes soignantes sont formidables, attentionnées, à votre écoute, et les progrès médicaux aident tellement toutes ces étapes, il faut garder la force de se battre la victoire n'en sera que plus belle.

J'ai peur

Je ne fais que commencer le processus et déjà je rage de penser que ce qui grouille en moi me tue à chaque seconde... Je suis sur le point de finir mes études en soins infirmiers, j'ai 2 beaux enfants, ma grande de 7 ans et mon petit homme de 16 mois... Il y a 16 mois que j'ai donné naissance et on m'annonce le 2 novembre des mots lourds et durs à prendre... J'avais tout, un travail en janvier 2017 comme CEPI (infirmière en attente de l'examen de l'ordre) mon diplôme dans 4 petites semaines un père de famille en or, pour moi la vie commençait vraiment...

Mars 2016
J'avais des saignements pendant les rapports, on me disait que ça devait être un problème de lubrification.. Je commence la pillule.

Juin 2016
J'ai des règles qui n'en finissent plus, j'ai des caillots gros comme un poing qui sortent, je décide d'arrêter la pilule, je prends rendez-vous avec mon médecin

20 septembre
Mon médecin me dit de ne pas m'inquiéter que je devais recommencer la pilule, je demande à avoir une échographie car les saignements sont constants, elle me dit 《ne t'inquiète pas, tu es jeune ça va bien aller》

5 octobre
Je passe une échographie on me dit que mon col est enflé et qu'il y a une masse de 13 cm antéro-postérieur et que je dois passer un irm

Je rencontre mon médecin, elle me fait un test gynécologique et me dit OH TON COL EST COMPLÈTEMENT DÉFORMÉ... Elle me faitb une recommandation pour un gynécologue en urgence...

2 novembre
Colposcopie avec mon gynécologue... Les mots me brisent 《 Je n'ai pas de bonnes nouvelles, ton col est très déformé, je vois des cellules cancéreuses, les cellules sont profondément ancrées dans ton col tu dois voir des spécialistes: Des gynéco-oncologues de l'Hôpital Notre-Dame... Tu es en priorité, ton cancer est très agressif et invasif nous allons te prendre en charge...》 Je ne sais pas encore le stade... Je ne sais pas encore dans quoi je m'embarque, j'avais un avenir brillant, enfin tous mes efforts allaient êtres récompensés... Maintenant c'est comme si on m'avait arraché mes rêves...

Je regarde devant moi et c'est flou.. Une brume épaisse dans laquelle je suis perdue, j'ai peur... Je puise ma force en regardant mes deux petits anges et mon conjoint en me disant que si je me sort de cette étape, je pourrai tout traverser...

Je ne suis pas prête pour l'éternel repos, je vais me battre malgré toute cette peur qui m'envahi je vais en faire ma force et c'est avec la rage et le feu que je pourrai dire, je suis vivante et prête à tout surmonter, pour moi, pour ma famille et pour donner espoir à celles qui comme moi traverserons cette dure épreuve...

J'ai besoin d'écrire...

Je m'appelle Océane, j'ai 25 ans, je suis maman d'une petite fille de 2 ans et demi et j'ai un fiancé aimant. Hier je me suis faite opérer... Conisation, car j'avais des lésions de stade 3 (CIN 3). Je me sens mal, j'ai peur... Peur de plus pouvoir donner naissance, peur d'une récidive, peur d'un cancer...
Je ne veux pas... Je ne peux pas...
J'ai envie de pleurer...

Ils ne comprendront jamais

Bonjour les filles J'étais déjà venu écrire car j'étais enceinte et on m'avait fait une biopsie après mon accouchement.

La suite : CIN stade 3..... 1 semaine apres j'ai subi conisation et tout c est bien passé... le 4 juillet 2016 sa fera 1 an et deja eu 2 rdv de control. Tout est normal. Mais j'ai peur et surtout une vie sexuelle foutue en l'air. La fatigue continue toujours et mon mari ne me comprend pas. A cet jour j'ai tres mal au bas ventre et mes demons me rattappent. A la moindre petite douleur j'y pense. J'ai 3 enfants et j aimerai tout enlever pour ne plus devoir penser que le CIN peut revenir... aucun medecin n'accepte de le faire car je n'ai que 33 ans. Soit disant je pourrai avoir envie d avoir encore des enfants.... biensur! Jvai faire des enfants en sachant que a tout moment je peut replonger dans la maladie et ne pas avoir le bonheur de les voir grandir.... Ils ne comprendront jamais. Sa nous suit toute notre vie :( courage a toutes. Joana 32 ans.

Je garde espoir

Lorsque j'étais en train se réalisera enfin mon rêve (travailler chez Mickey), du courrier arrive chez moi en Belgique pour reprendre un rendez-vous chez mon gynécologue au plus vite.

25 Novembre. Rendez-vous n°1.

J'y vais en me disant, après avoir ruminé un certain temps, que c'est quelque chose de grave.
J'ai fais mon frottis en septembre, j'avais loupé une année. La seule depuis que j'ai commencé à aller chez le gynécologue. J'ai été trompée... Recevoir du courrier comme ça, ce n'est pas normal.

J'y vais, il m'explique tout. Vous avez été vaccinée contre le cancer du col de l'utérus mais il n'y a que deux numéros sur X numéros contre lesquels vous êtes protégée. Bref, faisons court. Il pense à un CIN 2 ou 3. Biopsie. J'ai l'impression d'avoir bu, d'avoir rompu, d'avoir la haine. Tout ça mélangé avec une envie d'éclater en sanglot comme jamais. C'était spécial et de voir ma mère à côté de moi qui se décomposait ne m'a pas aidée.

Je sors et c'est parti. Mon compagnon était là, le regard inquiet plongé dans le mien luisant de larmes. Je lui annonce et j'éclate.
J'ai mis quelques jours voir une bonne semaine à encaisser les choses. J'ai beaucoup pleuré car ma vie n'a jamais été très rose et que c'était encore un coup très dur à encaisser.

16 Décembre. Rendez-vous n°2.

Biopsie qui révèlent en effet un CIN 2.
Opération prévue pour le 26 Janvier conisation.
Le stress était bien présent car l'inconnu fait toujours peur. Annonce aux proches de nouveau... La chose que "j'adore!".

26 Janvier. Opération.

Stressée comme jamais.
Jamais opérée sauf de mes dents de sagesse et le souvenirs n'était pas bon. Réveil pendant l'opération alors imaginez ce que je pouvais penser.
Peur de la position, de la manière dont ça allait être fait... Bref, peur de tout !

Finalement, tout s'est très bien passé. Les douleurs sont vraiment très supportables.

Plus de rapports pendant 1 mois, plus de bains, plus de piscine... Soit.

10 Février. Rendez-vous n°3.

Contrôle après opération. CIN 3 et non 2.Tout va très bien et la cicatrisation est nickel. Il me reste un ou deux points. Ce rendez-vous, mon compagnon était avec moi car je me posais beaucoup de questions pour une grossesse et je voulais en parler au gynécologue et qu'il soit là pour entendre. (J'ai eu 24 ans le 23 Janvier... Je n'ai pas encore d'enfant.)
Il me devance à ce sujet avant même que je l'introduire et nous dit clairement que si on veut un enfant c'est MAINTENANT.

Maintenant... Mon dieu mais je n'ai plus d'emploi et je ne suis pas prête à retravailler et encore moins à Disneyland. Mon compagnon est gravement malade aussi mais du diabète et une autre maladie. Il est à la mutuelle. Nous n'avons pas de chez nous. Rien...

Ce bébé était prévu mais pas si vite.

La chose nous met une telle pression qu'on se dispute même en rentrant. Pourtant, nous ne sommes pas du genre à nous disputer. Du tout.
Les jours qui suivent et encore maintenant, les accrochages s'enchaînent. Heureusement, ils ne durent pas. On se pardonne vite car on sait que c'est cette situation qui nous stresse.

Nouveau coup dur donc. J'en parle avec toute ma famille. Je veux un enfant et n'imagine pas ma vie sans. J'ai peur... C'est tellement compliqué.

19 février. Appel à l'hôpital.

Une semaine pile que mes règles ne viennent pas.
Première fois que je suis censée les avoir depuis l'opération et rien.
J'appelle donc mon gynécologue. Soit c'est à cause de ma pilule soit de mon opération. La cicatrisation se serait trop bien faite et aurait bouché le col.

24 Février. Rendez-vous n °4.

Échographie. 7mm de règles emprisonnées.

25 Février. La petite torture. (Non pas tortue lol !)

Cytotec 8h. 12h. Contractions. Ça fait mal, ça se contracte. Rien... Rien du tout même pas une petite goûte.

26 Février. Ça continue.

Anniversaire de mon chéri.
J'avais prévu tout autre chose que de rester au lit.
Nous devions aller voir sa famille et parler du bébé qu'on va devoir mettre en route si il veut bien (ce bébé) et si mon corps le veut.
Finalement, j'avais encore des douleurs et parfois même plus aiguës que la veille et comme un poids.
J'ai juste faite des moelleuX au chocolat en vitesse du coup.

27 Février. Aujourd'hui...

J'encaisse de jours en jours et je sais que je vais devoir retourner sur la table d'opération pour ce problème puisqu'en toujours rien et j'ai encore mal aujourd'hui. J'ai un ventre si gonflé que je ne sais plus fermer mon jean ! On dirait que je suis enceinte de 3 ou 4 mois.
J'espère cicatriser normalement ensuite et assez rapidement car on perd du temps pour ce bébé.

Je ne suis pas plus forte qu'au début mais j'essaye de positiver au maximum bien que... Puis tout ça joue sur mon humeur aussi.

Je ne sais plus rien prévoir parce qu'on ne sait jamais.
L'avenir m'effraie terriblement.
Je garde espoir. J'espère que la vie sera plus clémente avec nous après toutes ces épreuves.

La suite au prochaine épisode enfin témoignage...

Si vous désirez me contacter, discuter et bien j'en serai ravie. Via Facebook Amélie Carlier (Lilja) ou e-mail
Aelyah_rose@outlook.com

N'hésitez pas. Parfois, ça peut faire du bien et au moins, je suis bien placée pour vous comprendre.

Colère !

Colère !

Voilà j'ai lu tous les témoignages disponibles sur le site, et ce qu'il en ressort (pour moi), c'est que bien qu'aujourd'hui nous soyons plus suivies, que nous soyons plus au courant de ce qui peut nous arriver, nous sommes tout de même loin d'être sauvés (hommes et femmes).

En effet, il suffit de tomber sur un médecin qui n'est pas à l'écoute, de ne pas avoir des symptômes francs, d'être trop jeune, trop stressée, pas assez comme ci, ou trop comme ça, et on passe à côté du bon diagnostic, parce que tout simplement personne n'aura cherché où il fallait. Moi, je n'ai rien (autant que je sache), mais ma fille a appris il y a un mois et demi, qu'elle avait un HPV 16 donc oncogène, je lui dis de ne pas s'inquiéter, elle a 27 ans un bébé de 7 mois, et des frottis normaux depuis toujours, elle vient donc de le contracter !

D'ailleurs le gynéco lui dit la même chose lors de la colposcopie, et de la biopsie... Les résultats sont tombés : Lésions de haut grade CIN III, conisation préconisée, pour explorer plus loin, nous sommes le 12 février, et cela se fera le 21 mars, après les vacances et les formations... Bref, après de multiples infections uro-gynécologiques avec des chlamydiae, une grossesse difficile due à ses infections, un accouchement prématuré, des plaintes post-accouchement, de saignements, de pertes abondantes malodorantes, il y a un diagnostic.

Ce qui me "chagrine", c'est qu'elle n'ait pas été entendue tout de suite, c'est qu'elle reste plus d'un mois dans l'incertitude, ne sachant pas bien ce qu'elle doit combattre ou pas, et enfin c'est qu'elle ne soit pas la seule dans ce cas, la médecine a fait de grands progrès, il en reste un grand nombre à faire dans la gestion de l'humain.

J'ai souri à la vie

Bonjour, À 40 ans 2 grands garçons 16 et 18 ans, une belle vie un mariage heureux .tout va bien. Une grossesse se découvre à 3 mois et demi et en même temps mon gynéco me dit . après l'accouchement il faudra faire des examens votre col n'estpas net...donc grossesse un peu mal vécue au départ car aucun symptôme et règles et aucune prise de poids aucun chgt ..non pas de déni .et à un examen le gynéco déclare: vous êtes enceinte ..donc 3 et 1/2 mois...donc là. Réunion famille ( nous 4). Discussion .tout le monde est content....une grossesse extra , tout va bien. Accouchement très bien.. Une fille magnifique..

Et à la 1 ère visite postnatale, là il me dit vous avez un cancer du col de l'utérus et c'est de votre faute. On ne fait pas un enfant à 40 ans .. Je vous passe les.moments horribles.. Pleurs , colères, à la maison tout le monde est adorable...

Et après 4 mois, curiethérapie. Et radiothérapie., à 5 mois hystérectomie totale .là je rencontre un professeur qui m'a fait comprendre que la vie était belle que j'avais la chance d'avoir 3 beaux enfants et un mari que j'avais encore plein de belles années et que c'était à moi de me battre.et je me suis battue j'ai fait et écouté mon médecin traitant qui m'a toujours écoutee et aidée quand ça n'allait pas..j'ai détesté ma fille ( par moments) et je l'aimais encore plus fort après.

J'ai détesté le monde entier, je ne voulais pas en parler autour de moi, je ne sortais plus, et puis ma fille grandissant j'ai fait comme elle j'ai souri à la vie et j'ai aussi repris goût à la vie..j'ai mis 4 ans à me reconstruire et avec mes fils et mon mari qui m'ont soutenus je n'ai plus peur de rien.

Cela fait 20 ans et je suis d'un optimisme exemplaire me dit on. Mais autour de moi je ne parle pas de ces moments.

J'ai peur d'avoir un cancer

J'ai peur...

Le 30 décembre 2015 mon médecin me téléphone pour me dire que mon frottis est revenu anormal ASC-H. Je prends donc rendez vous avec ma gynécologue le 05 Janvier... Je subis un curetage de l'endocol une douleur horrible, en pleurs à l'examen. Un nouveau frottis pour savoir si papillomavirus ou pas.

Vendredi 22 janvier l'analyse de l'endocol est néfative ouf !

Par contre j'ai un papillomavirus de type 16. La colposcopie est faite résultat dans 10 jours. J'ai peur d'avoir un cancer, j'ai 30 ans dans 1 mois, deux magnifiques filles de 6 ans et 3 ans l'envie d'une dernière grossesse...

Tout le monde me dit de ne pas stresser, mais cette attente est longue trop longue.

En rémission complète

Bonsoir,

Voilà mon histoire;

En décembre 2012 je fais plusieurs infections urinaires! Je consulte mon médecin traitant qui me prescrit des antibiotiques! !

Les infections ont disparu mais toujours des pertes purulentes avec douleurs lors des rapports sexuels! Mon dernier frottis daté de décembre 2011 était nickel!!

Je décide donc de consulter mon gynécologue, pas de chance il est en arrêt maladie, j'ai donc affaire à son remplaçant! Il m'osculte et en déduit que j'ai une infection à l'utérus, il ne me fait pas de frottis et me donne des antibiotiques!

Je fais confiance au médecin et prends mon traitement comme un bon petit soldat!

Quelques semaines plus tard les symptômes sont toujours là j'en parle de nouveau à mon médecin traitant qui me prescrit encore des antibiotiques!!

J'avais entièrement confiance en mon docteur!! Mais quelques mois ont passé et toujours les symptômes!! J'ai appris que mon gynécologue est rentré de convalescence je prends donc RDV en septembre 2013!

Il me fait tous les examens nécessaires mais ne me dit pas un mot!

Une semaine plus tard je reçois un coup de tel du gynécologue qui veut me voir en urgence! Je le vois le jour même et le verdict tombe!

Vous avez un cancer du col de l'utérus!!!

Ensuite tout s'enchaîne, IRM, conisation, TEP Scann, curage lombo aortique etc!

J'ai un cancer invasif du col de l'utérus au stade 3!! (Tumeur de plus de 4cm et ganglions atteints)! J'ai subi une chimiothérapie, radiothérapie et curiethérapie!

Et 2 ans après le début des traitements je suis en rémission complète!!

Il faut maintenant faire avec les effets indésirables des rayons et la fatigue qui persiste!!

Et puis se remettre aussi psychologiquement!!

J'ai 30 ans et à nouveau ma vie bascule...

Bonsoir à toutes,

J'ai 30 ans et à nouveau ma vie bascule...

Il y a 4 ans, frottis anormal, lésion cin1 de bas de grade, colposcopie, biopsie mais la lésion n'était pas cancereuse. Après un mois "pour voir" j'ai revu mon médecin. La lésion n'ayant pas bougé il me la enlevé, merci à lui...

Et tous les ans, de le revoir pour frottis et prélèvement avec recherche hpv à haut risques. Et depuis 4 ans, tout allait bien. En septembre, multiplication d'infections, douleurs au bas ventre et aux reins... Antibio mais ni les médecins ni moi n'ont pensé que mon virus pouvait s'être réactivé.

Début décembre rdv gynéco, je lui explique et examen... Hemoragie du col "il y a un problème"... Et comprendre soudain que ce virus revient et que cette fois il revient fort.

Le frottis confirme, les prélèvements aussi, hpv oncogènes...

Colposcopie et biopsie dans qqs jours, c'est long mais c'est long...

Et mon médecin est clair,même si la lésion n'est pas cancereuse, je suis une bombe à retardement. Tic tac tic tac...

Je venais de rencontrer quelqu'un de formidable après avoir vivoté, et j'ai fait le.choix de ne pas lui faire subir cela...

J'ai envie de tout casser, tout brûler. Je ne peux diriger ma colere contre rien n'y personne.

Et là, je n'y arrive pas, je cherche un sens...


Courage à nous toutes où que nous en soyons.

34 ans, un projet bébé me fait consulter fin novembre pour arrêter ma pilule dans de bonnes conditions, j'ai peur de la grossesse mais j'en ai tellement envie au fonds de moi.. et des petites inquiétudes sur des douleurs de temps à autres hors règles... je préfère faire un Check up complet avant de nous lancer ...

Un frottis fait 1 an & demi auparavant par un Gynéco parti à la retraite, suspect. mon Gynéco actuel me demande si le HPV testé été revenu positif je lui répond ce que m'avait répondu le Gynéco de l'époque "si je ne vous rappelle pas c'est que tout va bien" ... il ne m'a jamais rappelé ...

A l'auscultation un col hémorragique, il me refait un frottis dans le doute...

il me rassure et me dit que l'on peut entamer les essais bébé, je n'ai plus qu'à finir mes 15 jours de pilule ... je suis tellement heureuse en sortant de chez lui je me sens tellement prête ....

8 jours plus tard, un vendredi, message sur le répondeur du secrétariat du gynécologue, il faut revenir pour une colposcopie en urgences. ça me tracasse je rappelle on me dit que les résultats ne sont pas bien interprétables ... je sens quelquechose d'anormal mais j'ai l'impression qu'on ne veut pas me le dire . je prend ce rdv. le weekend passe et le lundi je décide d'appeler le labo, je tombe sur le médecin directement, adorable heureusement, elle se souvient de mon cas juste quand je lui énonce mon nom ...

Ça ne me rassure pas, elle m'apprend que j'ai plusieurs hpv et ce depuis un an et demi ! elle est très étonnée que personne ne m'ait jamais rappelé ... ma voix vacille elle le sent, elle m'explique que ça a évolué ... mais qu'elle préfère que je vois les résultats avec mon gynécologue ... elle m'explique aussi qu'il faut que je me prépare à une intervention rapidement ... et qu'il faut faire cette colposcopie rapidement .... et pour le moment abandonner le projet bébé... nous sommes début décembre ...

Premier coup sur la tête la colposcopie se fait dans la semaine par une remplaçante du Gynéco en vacances, elle regarde mes résultats ne dit rien, puis me dit de m'installer pour l'examen. pendant l'examen je n'ai pas mal, je lui demande comment est ce possible qu'un virus évolue vite... elle me répond qu'on en ai plus au stade du virus mais que ce sont les lésions cancéreuses qui ont évoluées ... coup de massue sur la tête ...

Je ne comprends pas, je n'ose même plus lui poser une question j'ai tellement peur, a la fin de l'examen, elle m annonce que mon frottis est en haut grade qu'on parle certainement d'un cancer et que il va falloir m'opérer sûrement très rapidement avant noël au vu des résultats, dès que l'anapath de la colposcopie sera tombée... je suis anéantie a la sortie de cet examen ...

J'ai peur de ne jamais pouvoir avoir d'enfant, de ne servir à rien dans mon couple, peur de mourir aussi .... dès son retour de congés malgré l'attente des résultats mon Gynéco m'appelle pour me rassurer, il me dit qu'il faut y aller par étape et que oui il faudra certainement opérer rapidement mais que ce n'est pas invasif ... il me rassure même le soir a 21h, j'ai vraiment de la chance de l'avoir trouvé celui la :)

les résultats anapath tombent mi décembre CIN III à 12h les 3 autres prélèvements sont en grade plus moyens donc ça semble moins étendu que prévu ! bref résultats plus rassurants que le frottis, on peu laisser passer les fêtes il faut opérer en janvier j'en suis donc la aujourd'hui, j'ai eu rendez vous hier avec le gynécologue qui va m'opérer. l'opération est prévue pour la semaine prochaine sous locale...

J'ai très peur ,.. peur de l'opération sous locale peur d'avoir mal de bouger d'être gênante mais en même temps j'avais peur de l'anesthésie générale, et puis il y a la peur des résultats évidement .... il m'a dit aussi qu'il faudrait sûrement attendre 10 mois avant projet bébé et ce même si les résultats sont bons... ça m a fait vraiment mal... mais je vais essayer de m'y faire....

Je suis du milieu paramédical et je suis la première à dire qu'il ne faut pas aller sur internet mais j'avoue que la j'ai été la première à le faire...

J'y ai trouvé de tout, des témoignages qui inquiètent c'est vrai, mais aussi des témoignages réconfortants et qui font que je me sens moins seule ...

c'est une période pas facile pour le couple car on est a la fois très inquiète mais en même temps on a pas envie de lui en parler ...

Parce que vous savez qu'il est autant inquiet que vous ... qu'il vous dit que ce n'est pas grave si on ne pourra pas avoir de rapport pendant un petit moment et que ce n'est pas grave si on ne peut pas avoir d'enfant pour le moment mais qu'il vit autant votre angoisse que vous et qu'en fait il essaye juste de vous rassurer.

Identique avec les amies ... certaines essayent de vous rassurer en minimisant, de vous dire que ce n'est rien mais ne comprennent pas à quel point c'est dur et angoissant surtout quand on a pas eu la chance encore d'être maman....

Alors vous n'avez plus envie d'en parler parce que ça vous agacerait presque cette incompréhension des gens .... merci d'avoir fait un tel forum de sentir comprise dans sa féminité et sa douleur...

Et courage à nous toutes où que nous en soyons.

J'ai besoin de parler...

J'écris mon histoire parce que je me sens toute seule, j'ai besoin de parler, d'exprimer tout ce qui se passe dans ma tête et dans mon Coeur. Il est vrai que mon problème n'est pas grave comme le disent les autres; "au pire on t'enlève tout et voilà"... mais seule face à cette maladie silencieuse qui me pourrit la vie personne paraît comprendre, c'est mon intimité qui est touchée, mon intégrité de femme. Peut être que ce n'est pas grave comme le disent les autres, mais pour moi dans le plus profond de moi c'est une grande bataille qui commence non seulement contre la maladie mais aussi contre moi même.

Cancer du col utérin en 2011

Bonjour à toutes j'ai découvert que j'avais un cancer du col utérin en 2011, j'étais maman d'une merveilleuse petite fille de 9 mois, donc j'ai voulu me faire poser un stérilet et le gynécologue de l'époque me l'a posé malgré une infection!j'ai donc fait une salpingite,j'ai subi une coelioscopie avec ablation dune trompe .

Après 3 semaines d'hospitalisation, j'avais toujours des pertes blanches,abondantes et malodorantes je consulte donc ma nouvelle gyneco qui me fait faire une biopsie. J'ai donc rv avec elle pour le résultat; j'étais avec le père de ma fille et le verdict tombe; cancer invasif stade 4!

Ensuite tout va très vite, le rv est pris avec un chirurgien gynécologue au centre de cancérologie, ce médecin très humain mexplique que ils ne peuvent pas m'opérer, la tumeur mesure 7 mm et contaminerait le reste des organes!j'avais une chance sur deux de men sortir! J'ai donc subit 7 chimios et 35 séances de rayons! ça a duré environ 12 semaines!

J'avais 40 ans,et l'immense bonheur d'avoir ma fille qui m'a donné la force de me battre,un compagnon aimant et une famille très présente.

J'ai tjs gardé le moral et positivé. A ce jour je suis presque en rémission, mais les rayons ont provoqué de nombreux dégâts! J'ai une sonde jj au rein qui occasione de nombreuses infections urinaires,des polynéphrites aiguës! L'intestin grêle a été touché, les rayons m'ont provoqué une fistule recto vaginale; donc depuis 2 ans j'ai une poche, une ileostomie.

Je dois subir une future opération au printemps pour réparer la fistule,enlever la moitié du grêle, une partie de l'anus, du rectum et du vagin;sans oublier l hystérectomie!

Je pense que l'on est pas suffisamment informées des dégâts des rayons! C'est paradoxal,mais dans mons cas ce fut salvateur!

Je voudrais vous souhaiter à toutes tout le courage nécessaire, la pêche, malgré les douleurs de ce crabe de m.... les rv qui n'en finissent pas, il faut se battre!!!

Cancer du col stade 2

Bonjour j'ai 24 ans un fils de 2 ans et un cancer du col stade 2. Je l'ai appris il y a seulement 2 mois et je rentre de l'hôpital mon chirurgien à souhaiter me retirer les ganglions pour éviter le risque de métastases.
Mes ganglions se sont révélés sains heureusement.

Je débute mon traitement dans quelques jours qui durera 5 semaines de radiochimiotherapie concomitante et une curitherapie clôturera le traitement et si tout va bien je devrai être guéris. ...il n'est pas question d'ablation dans mon cas car je n'ai que 24 ans et même si direz vous j'ai déjà la chance d'avoir un merveilleux petit garçon mon fils n'est pas un lot de consolation ce n'est pas la vie dont j'avais rêver j'aurai aimer avoir 4 enfants et ce ne sera pas possible mais si la vie m'offre la chance d'en avoir un deuxième je serai comblée!

Dans mon cas il n'est apparemment pas impossible d'avoir de nouveau un enfant si les rayons n'endommage pas mes ovaires alors je cherche désespérément un témoignage un avis qui correspondrait à ma situation car j'ai besoin d'entendre les récits de femmes dans le même cas que moi.merci et courage à toute les femmes qui se battent contre un cancer

HPV HR 45

Bonjour à toutes (et tous si des hommes nous lisent)

Je m'appelle Sarah, j'ai 33 ans et il y a plus de 10 ans on m'a diagnostiqué un HPV HR 45. En principe le virus disparaît tout seul au bout de deux ans, mais chez moi rien a faire, il persiste. Je suis chanceuse, jusqu'ici mes frottis confirment uniquement un bas grade, condylomes planes sur le vol. Je suis donc en parfaite santé et dois juste vérifier deux fois par an que les lesions n'évoluent pas en stade 2, auquel cas j'aurais droit a la fameuse conisation.

Pourquoi j'écris donc sur ce site ? Tout d'abord je soutien chacune d'entre vous dans votre lutte contre ce virus et vos témoignages m'ont beaucoup émue. Ensuite, et bien malgré l'absence de lésion grave dans mon cas, ce virus réussit tout de même a me pourrir la vie ... comment ? Et bien jusqu'ici j'avais opté pour une transparence envers mes compagnons de vie... le problème c'est que les hommes sont peu courageux quand il s'agit de mst, et comme celle-ci peut se transmettre malgré l'utilisation de préservatifs, l'annonce au nouvel élu arrive en général assez tôt dans la relation... résultat des courses, plus de deux,hommes sur trois me plantent quand je leur en parle ! C'est très blessant et humiliant, rageant, injuste !!! La première fois que mon m'a quitté pour ça, j'avais 2 mois de relation merveilleuse avec un homme qui me comblait et me respectait énormément, et du jour au lendemain j'étais devenue une lépreuse a ses yeux! J'ai tellement été affectée par sa réaction que peu de temps après, j'ai développé un psoriasis en gouttes qui m'a valu pendant trois ans une centaine de petites tâches blanches depigmentées sur le corps et même le cou, visage... quand on a la peau très mate, c'est pas agréable... en plus d'avoir un hpv, on ressemble a une vache tachetée !!!

Depuis 2008, lorsque j'ai appris que les préservatifs n'empêchaient pas la contamination, 4 hommes (sur 6!) m'ont quitté en raison de ce virus. J'ai beau expliquer que le risque de cancer est très faible, qu'une personne sur trois en est affectée, cela n'aide pas. Le pire, c'est qu'en principe ils sont même trop lâches pour avouer que ce virus leur fait peur, ils changent subitement de comportement et invente des problèmes ou mésententes fictives... d'autres aimeraient me faire passer une opération dont le risque est supérieur que celui de garder mes lésions bas grade!!! Je n'ai pas encore d'enfants et j'aimerais conserver mon col dans toute son amplitude aussi longtemps que possible !!

Aujourdhui cette mauvaise expérience vient de se renouveler, et j'ai décidé de ne plus en parler au prochain, car l'honnetete ne paie pas, c'est bien dommage.

Je serais intéressée à savoir si un mouvement de défense dans ce sens là existe... on arrête pas de dire que ce virus cause 98% des cancers du col, oui... mais sans lui enlever son importance on pourrait aussi le dédramatiser, et préciser dans quelle mesure (2-3% des femmes infectées) un cancer se développe!

Je pense que cet aspect est très peu abordé et personnellement je suis très affectée dans ma vie amoureuse ! J'ai un hpv pas la peste !!!j'aimerais beaucoup qu'un slogan de ce type existe et circule sur les réseaux sociaux !!!

D'autres femmes se sentent -elles concernées ?

Bon courage a vous toutes ! Amicalement,

Sarah


Bonjour Sarah

Votre témoignage révele à quel point le manque de connaissance sur le sujet peut être désastreux. Votre décision finale est la bonne.

La marche à suivre est la suivante

- L’homme peut être transmetteur du virus ,mais cette transmission est éphémère(entre 6 et 12 mois en moyenne)au terme de cette période il élimine le virus dans plus de 95% des cas sans développé de lésions

- La femme ,pour certains types de virus, peut à l’inverse de l homme ne pas l’éliminer et développer des lésions toujours bénignes au départ

- Le préservatif si il n’est pas recouvrant totalement ,par la peau non protégé ,transmettre le virus. les doigts lors des préliminaires peuvent aussi transmettre le virus.

- Aussi il vaut mieux utiliser le préservatif recouvrant au début de la rencontre pendant les 9 à 12 premiers mois, ensuite il peut être retiré car l’homme la certainement éliminé,à condition qu’il n’y ai pas d’autres partenaires entre temps susceptibles d’apporter un autre virus HPV

- Chez la femme les lésions, toujours bénignes au départ ,ne sont à traiter que si elles sont à risque(haut grade) ou persistante quelque soit leur nature.

- Le cancer du col est avant tout un cancer de la négligence et concerne le plus souvent les femmes non suivies ou celle bénéficiant d’un dépistage imparfait

En espérant que ces infos vous seront utiles

Bien cordialement

MFMV

Dysplasie sévère de haut grade

Bonjour à toute Au mois de février je fais un frottis qui m'annonce une inflammation. .. pas grave je prend mes ovules... retour chez le gygy et prélèvement d'un bout de mon col...résultat 2 semaines plus tard...papilloma virus...qu'es que c'est ? Comment es que j'ai attraper ça? 4 ans de relation avec mon chéri et jamais rien eu jusqu'à présent... bon ma fois... reste à voir à quel niveau il en es... byopsie et tout le patasouin. .. Le résultat tombe... dysplasie sévère de haut grade condylomes cin3 et carcinome. .. et moi qui veux faire un bébé qui était aller faire une visite pour voir si tout allais bien ... aller c'est partis le 15 août conisation... l'attente du résultat est interminable et je ne suis pas confiante... et la le gynécologue me dit que je suis sortis d'affaire que tout c est bien passer et qu'il a tout enlever. Je vais enfin pouvoir avencer... j'ai un entourage en or et c'est je pense hyper important pour tenir le coup. Alors courage à toute ...

J'ai 30 ans et 4 loustics en bas âge

Bonsoir , Je m'appelle Camille j'ai 30 ans et 4 loustics en bas âge en 2010 j'ai appris suite à un simple contrôle que j'avais un cancer du col j'ai subi une conisation . depuis je vis en sursis parce que j'ai peur, peur de la moindre douleur encore ce soir j'étais pliée dans mon couloir ma petite Zoé de 5 ans tout juste m'apportant un verre d'eau en me disant " t'as mal au bidou maman ?"

Je sais qu'il faut que je retourne voir le médecin je sais qu'il faut que je re contrôle mais j'ai peur car les douleurs sont fortes les douleurs sont inexplicables.....

J'ai peur je ne dors plus, je compose parfois le numéro du médecin mais je raccroche avant de l'avoir eu je trouverais peut être le courage un jour de retourner faire les examens , j'en ai tellement bavé depuis 2010 entre hospitalisation, prises de sang ( mes bras sont des passoires) les échos les irm les scanners .... J'ai besoin de souffler ... Merci pour celles qui m'auront lu ... Courage a vous toutes

Enceinte....

Enceinte.... enceinte de ma 2eme petite fille. Premiere consultation...un frottis...pa bon mais on peu rien faire car grossesse. Saignements pendant les premiers 5 mois de grossesse et a 6 mois... menace d'accouchement prematuré. Tiens bon tiens bon... bebe est a terme. Une jolie petite fille est née. J'ai subi une biopsie aujourd'hui. 2 mois apres mon accouchement. J'ai peur... mais personne semble comprendre ma peur. Tout le monde me dit que sa ne sera rien se grave. Ils essayent de me convaincre.....ou de se convaincre a eux memes....... Mon mari ne comprend pas, les heures que je passe sur internet en essayant de comprendre ce virus, a la recherche de syntomes. J ai peur... courage a vous toutes, courage a moi! Joana 32 ans

C'est mon tour de parler

Comment dire...
Ce soir j'ai lu. Tout ce qui précédait.
C'est mon tour de parler.

2008. Un frottis, lesion de bas grade. "Il faut attendre Madame."2009, après un traitement à l'iode, deux colpo, deux biopsies... Cin3. "Il faut opérer Madame." Je suis maman de deux enfants. J'ai peur. Je ne le dis pas. A quoi cela sert-il ?

2012. J'accouche de mon 3eme enfant.
2014. Un frottis. Des résultats par la poste. Inflammation. Colpo. Biopsie. Lésion de haut grade. Je sais. J'y suis déjà passée. Je n'ai pas peur. Je ne pleure pas. Je souris même. Ça sert à quoi ?

La spécialiste explique : le virus peut se loger des années et rester endormi. Le partenaire ne compte pas vraiment. Il est impossible de savoir. Vous êtes porteuse d'un virus oncogene. La récidive est logique. Vous devez apprendre à vivre avec.

Juillet 2014. Seconde opération.
Septembre 2014 : visite post op. Lésion cin3.
Patiente à surveiller.
Je devais faire mon frottis de contrôle en janvier. La vie. Les enfants. Je l'ai fait il y a 15jours. Juste après la fin de mes règles.

Et... Surprise. J'ai des saignements depuis 2jours. Sans raison. Je me rappelle un conseil de la colpo... "Des pertes de sang chez une personne dans votre cas doivent vous alarmer. Si c'est à nouveau le cas, prenez rendez vous." J'ai fait ce putain de frottis. Et j'ai beau être rationnelle je me dis que ... Je me dis que.

J'ouvre ma putain de boîte aux lettres tous les jours.
A quand les résultats ?
Je m'appelle Mélodie. J'ai 29 ans. Il est minuit. Je ne dors pas. Je ne pense pas. J'ai peur.

L'écriture est le remède...

L'écriture est le remède que j'ai trouvé pour décrire ce qui a chamboulé ma vie il y a un an demain ... Une seule fois, des règles anormales. J'appelle la gynécologue pour un contrôle préventif. Rendez-vous le 07/05/14. C'est la première fois que je la rencontre car je voulais être suivie désormais par une professionnelle (et non plus par un homme) ...

Après une approche pour faire connaissance plutôt froide, elle s'affole en me disant que le frottis est très mauvais. Le dernier datait de février 2013. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Pis, je viens de rencontrer un jeune homme de 28 ans quelques jours auparavant. Je lui demande de partir et considérer que notre premier week-end n'était qu'une partie de "jambes en l'air". Il reste. Prochain rdv le 05 juin pour une biopsie. Auparavant, des examens pour diagnostiquer les éventuels virus dans mon corps au laboratoire...

J'angoisse. Que m'arrive-t-il ? Lors de la biopsie, je subis 8 prélèvements au lieu des 6 initialement... J'ai peur. Fin juin, la gynécologue m'appelle pour qu'on se voit au plus vite. Le 27 juin, rdv à 14h30 : "Madame, heureusement que vous étiez venu pour un simple contrôle car si vous ne vous étiez pas écouté dans 6 mois vous n'étiez plus de ce monde. Vous avez un cancer"... Aucune empathie, aucune pudeur de cette gynécologue pour m'annoncer ce cancer. Mon monde s'écroule. Je me se sens si seule. Mon Papa est décédé et ma mère m'a renié pendant mon enfance. Je n'ai que ma sœur et mon compagnon pour me consoler. Le 02/07/14 rdv au CHU rencontrer le Professeur qui va me sauver. Le 17/07 : conisation .. Le 31/07: nouveau rdv et cette fois-ci, malgré le chagrin ce Professeur sait utiliser les mots pour que je relativise mes maux. Le 06/08 : l'IRM, une terrible angoisse. Mais dans mon malheur, je m'en tire plutôt bien. La tumeur est locale, pas de lésions, ni de métastases. Mon compagnon est toujours à mes côtés. Nouvelle opération prévue pour une hystérectomie totale.

Quelques jours après, mon corps lâche, je suis contrainte de m'arrêter car mon esprit est ailleurs pendant mes heures de travail. Désormais, j'ai hâte qu'on me retire cette saloperie. J'ai peur de mourir, de suivre un traitement anti-cancéreux... Le 05/09/14 : le grand jour est arrivé. Je subis une hystérectomie totale par coelioscopie. L'opération dure 3 heure, et je reste 8 heures en salle de réveil... Le soir même le Professeur vient à mon chevet pour m'annoncer que les paramètres touchant l'utérus ne sont pas touchés. Ouf. Je crois que c'est fini. La morphine m'aide à soulager l'opération. Le lendemain, l'aide soignante me demande de me lever pour la toilette. Je suis épuisée et elle comprend que j'ai juste besoin de repos...

Puis à 10h, c'est la grande messe. L'interne sans diplomatie m'annonce que finalement en plus de l'hystérectomie totale, j'ai subi également une annexectomie bilatérale. Cette fois-ci, je m'effondre et je me demande pourquoi MOI ... Le Professeur viendra me voir chaque jour, les infirmières sont à mes petits soins. Je sens bien qu'ils veulent que je m'en sorte. Mon compagnon vient à mon chevet. Retour au domicile, et le début des angoisses sur les résultats. Un mois d'attente et des milliers de questions traversent mon esprit. Je ne suis plus maître de mon destin, je ne maîtrise plus ma vie qui m'échappe ... Le 01/10/14 : les résultats sont dans une lettre que j'ai reçue. Je suis sauvée. Pas de traitement à faire. La tumeur de 3 cms n'a pas fait d'autres ravages. Je reprends le travail. Les collègues veulent savoir comment j'ai fait pour revenir aussi vite (2 mois d'arrêt de travail). Excusez-moi si je suis revenue vivante ! Je fais le tri aussi dans mes proches, mes amis. Avec mon compagnon, on vit des hauts et des bas car je me déteste. Je ne produit plus d'hormones, donc j'ai perdu de la poitrine, je perds dans la qualité de mon sommeil etc.

Je me demande pourquoi il est encore avec moi. On se dispute sans cesse. J'ai l'impression d'être incomprise, pas soutenue, je me noie un peu plus dans le chagrin. Après l'euphorie de ne pas avoir à suivre la curiethérapie, le moral dégringole. Je me sens bien seule, l'absence de mon Papa est omnipotente. J'angoisse pour le prochain contrôle post-opératoire. Tout le monde (entourage personnel et professionnel) me demande d'être positif, de garder le moral. Moi je me sens si seule face à ce combat. On me reproche "limite" de ne pas savourer la chance d'être en vie. Oui je suis en vie mais à quel prix ! Quand on me dit que je pourrais adopter, je constate que les gens n'ont rien compris à ma souffrance mais je ne leur en veux pas. Comme on dit, tant qu'on n'est pas passé par là, on ne peut pas comprendre.

Mais ça serait bien que ces personnes évitent de donner des conseils sur ce qu'ils ne connaissent pas. Oui je suis en vie, oui je sais que je peux adopter, oui j'ai de la "chance" de ne plus avoir de règles. Mais vous n'avez pas compris que c'est ma féminité qui en a pris un sacré coup. Je prends encore plus conscience que la vie ne tient qu'à un fil. Ce p*** de cancer a bouleversé ma vie. A la pharmacie, je dois limite me justifier pour avoir le traitement hormonal prescrit. A 35 ans j'ai l'apparence d'une jeune dans le corps d'une vieille ! Et puis le grand jour est arrivé. Le 06/05/15 rdv au CHU. Le professeur me rassure : les résultats post-opératoires sont excellents. Le traitement hormonal est plus élevé désormais. Une lueur d'espoir pour me relever ressurgit.

Cela fait un an que ma vie a basculé. Aujourd'hui, je suis guérie et je suis amoureuse. Toute seule je n'aurais pas réussi à me relever. L'amour, la compréhension et la patience de mon compagnon ont été ma force pour être celle que je suis aujourd'hui. Il est hors de question que je ne prenne pas soin de moi, de mon corps. Il est hors de question que je me dévalorise plus longtemps et il est enfin temps que ma colère cesse. Je n'ai plus de temps à perdre maintenant pour vivre :)

Le verdict est tombé

Bonjour, Je tenais à témoigner car le 8 decembre 2014, le verdict est tombé je suis atteinte du cancer du col de l'utérus. Le 18 mars, je vais subir une hystérectomie. J'ai 28 ans et surtout pas d'enfant. Forcément je vis très mal cette situation. Surtout que j'avais fais un frottis en juillet 2013 et juillet 2014. Ceux ci ce sont révélés normaux. Ma gynécologue n'a pas pris au sérieux mes symptômes. Elle a détruit ma vie. A toutes les femmes, prenez soins de vous et de votre corps. Apprenez à l'écouter car si j'avais su...

La lésion du HPV

La lésion du HPV, me rend complètement malade, je me sens très mal dans ma peau, dans ma vie, dans ma tête dés que je vois des condylomes je hais mon corps et, je suis si frustrée quand je fais l'amour avec mon mari je suis devenu parano à l'idée d'avoir un cancer du col, fort heureusement pour le moment mon hpv n'ai pas à risque, je me fait suivre régulièrement mais cela n'empêche pas que j'ai tout le temps peur et très angoissée .

Je me retrouve dans votre témoignage

Bonjour je me retrouve dans votre témoignage, car comme vous j'ai été opérée en 2004 et depuis fait des contrôles durant 5 ans mais rien à signaler et refait un contrôle en 2012 et rien, mais j'ai aussi parfois des saignements entre les règles ce qui me fait soucis, mais pas durant les rapports. Comme toi je ne supporte plus tous ces contrôles qui nous incommodes. Je sais qu'il faut aller faire examens chaque année mais je suis angoissée, car je ne sais pas si cette maladie peut revenir ou pas . Et je ne trouve pas de réponses .

En mars 2011 j'avais 29 ans et 2 enfants...

A la suite d'infections à répétition et douleurs et saignements lors des rapports la gygy me fait un frottis et découvre que j'ai un CIN III. On m'opère rapidement et subis donc une conisation. La plus juste soit- elle car je désirais avoir encore un enfant.. puis en 2012 de nouveau CIN III.. re-conisation en juin toujours aussi limitée mais juste car mon désir de grossesse était encore présent.. j'ai refait un contrôle 6 mois après par frottis et résultat satisfaisant. Le soulagement !

En février 2013 je tombe enceinte, ca a marché du 1er coup :) mais difficile d'aller à terme, je suis alitée à partir des 22 SA.. Au final je perds les eaux à 28 SA et accouche à 30 d'un magnifique bébé, qui n'a aucune séquelle !

A ce jour, février 2015 je n'ai refait aucun contrôle.. Je sais que je dois le faire, j'ai toujours des rapports douloureux et des saignements après, mais aucune infection comme quand il fut un temps.. J'ai des douleurs de menstruation souvent dans le mois mais pas de saignement entre chaque cycle.. Je me sens fatiguée mais est-ce ma vie de mère de 3 enfants ?

J'ai lu tous les témoignages à la recherche des symptômes mais je vois que beaucoup n'en avait pas ou des très incommodants..

J'ai très peur de refaire un examen et que le résultat soit mauvais et pourtant c'est le seul moyen de savoir.. Toucher encore à ma féminité, peut-être à ma fertilité ( même si nous ne voulons plus d'enfant), encore une fois se montrer, se faire opérer etc... Tout ça me freine...

Je pense attendre le symptôme de plus qui me fera y aller...

Merci à toutes pour vos témoignages qui sont plutôt rassurants..

Bonjour, Il y a deux ans,

Bonjour, Il y a deux ans, j'ai subi une chirurgie de clôture pour un cancer du col de l'utérus. Tout s'est bien passé. Ma vie sexuelle a changé, pour ne pas dire éteinte. J'étais étroite, je suis aujourd'hui impénétrable par mon mari. Mon vagin ne s'élargit pas assez malgré les traitements. La question est la suivante : Peut-on bénéficier d'une opération chirurgicale pour élargir mon vagin, voire l'allonger, et ce en vue d'une reprise des relations sexuelles avec mon mari qui patiente depuis bientôt quatre ans ?

La kiné et les hormones peuvent éventuellement faire quelquechose pour la dilatation, mais ne pourront jamais allonger mon vagin qui mesure 6 cm afin d'arriver aux 17 cm du pénis de mon mari.

Quant au "contexte d'irradiation locale", cela me désespère car c'est le cas. Mais en quoi la chirurgie dans ce contexte n'est pas "satisfaisante" ? Pourriez-vous être plus précise, je vous prie.

Il faut beaucoup d'amour pour qu'un homme accepte de supprimer la pénétration vaginale. Je suis épuisée de chercher des "solutions" alternatives. Je dois envisager la vaginoplastie, ou la liberté sexuelle de mon époux. Les deux possibilités sont douloureuses pour moi. Je pense également à la solitude. Redevenir célibataire... Et pour dynamiser mon corps et ma vie, je me suis inscrite à trois ateliers associatifs : flamenco, danse orientale et théâtre. Cela me fera patienter.

Je rencontre un chirurgien en octobre. Nous verrons bien...

suite a une lacune...

Suite a une lacune de mon médecin traitant je me retrouve affecte par le pvh donc atteinte d 'un cancer j'ai fait une radiothérapie concomitante avec une chimio puis une colpohystrectomie élargie plus une radiothérapie car j'avais un ganglion métastasique heureusement sans dépassement capsulaire tout ca en 2012 depuis je fais mes contrôles svp je voudrais encore des conseils pour mener a bien ma vie quotidienne et me dire ce qu'il faut faire et ce qu'il faut éviter pour ne pas avoir de récidive je vous en serais très reconnaissante mille merci

Un mauvais diagnostique...

29 ans , une petite fille un super mari et un mauvais diagnostique .. Une biopsie comme depuis 2012 et 2 ans âpres un cin 2 avec une résection de ut juillet ... Je ne sais pas vraiment comment doivent s' organiser mes pensées le pire ou le mieux, je ressens une étrange solitude face au diagnostique mais je suis d' une humeur optimiste et tous les témoignages sont d' un soutien énorme bon courage et merci au plaisir de vous relire

j'ai 44 ans...

j'ai 44 ans, je suis veuve et origine de Philippines.

L'année 2011 et 2012 j'ai été hospitalisé à Hôpital Andre Grégoire - 93105 Montreuil, pour le problème des KYSTES.

J'ai fait l'examine une hystéroscopie au milieu de l'année 2013. (Voir la dossier n° 1)

Le 7 novembre 2013 j'ai été hospitalisé encore et opéré - prélèvement bactériologique (l'infection de l'ovaire côté droit. (Voir la dossier n° 2 et 3)

J'ai passé les vacances aux Philippines le premier mois de l'année et le 26 janvier j'ai été opéré pour abcès tubo-ovarien éclaté. Ils ont retiré l'utérus, les ovaires et l'appendice. (Dossier n° 4 et 5)

Ils ont fait la biopsie au cours de l'intervention et le résultat le 31 janvier 2014 a été positif - adénocarcinome mucineux. Un CANCER DU COL DE L'UTÉRUS. (Dossier n° 6 - en anglais et n° 7 - traduit en français)

Arrivée en France fin de février 2014 et j'ai commercé à aller à l'hôpital André Grégoire avec des résultat - les dossier et un anapath lampe.

Le 6 Mars 2014 j'ai passé le Tomoscintigraphie par Émission de Positions (TEP-SCAN) à hôpital Avicenne à Bobigny. (Dossier n° 8)

Je veux savoir la résultat rapidement, je ne suis pas tranquille ou calmer. Je veux des conseils pour cette maladie, connaître mielleux et mes droits.

Il y a 3 ans...

Bonsoir, il y a 3 ans je suis allée voir mon gynécologue car mon compagnon s'est fait dépister des condylomes, que nous pensions être des grains de beauté. A l'époque le frottis était bien et je ne me suis pas inquiétée.

L'an dernier j'ai fait mon frottis de contrôle, comme j'ai eu ma fille par fécondation in vitro c'est tous les deux ans, mais j'avais des odeurs qui me posaient problème. Mon gynéco m'a fait le frottis mais m'a dit qu'il voulait que je fasse une biopsie. 3 semaines plus tard j'ai fait une biopsie qui indiquait un HPV avec des lésions de haut grade. Mon gynéco m'a fait une amputation du col et l'analyse du col révélait un carcinome invasif et un adénocarcinome profond infiltrant. A l'époque j'avais demandé une hystérectomie au lieu de l'amputation du col, le cancer emporte ma famille peu à peu et je ne voulais prendre aucun risque. J'ai été dirigé vers un centre de cancérologie et là encore on m'a refusé l'hystérectomie car je n'ai que 33 ans. J'ai donc subie une lymphadénectomie qui a eu de bons résultats mis à part un nerf qui a été touché mais je fais avec (et avec un bon traitement contre les douleurs neuropathiques).

Par contre depuis l'amputation je saigne, ça fait un an et je saigne tous les jours, parfois avec des hémorragies qui durent 2 semaines, je saigne surtout pendant les rapports. A vrai dire j'ai dû avoir une dizaine de rapports en un an, pas que je ne veuille pas mais tout ce sang me répugne et me fatigue. On m'a annoncé que je ne tomberai jamais enceinte naturellement et aussi qu'on me refusait en PMA du fait des risques de récidive du cancer à cause des traitements hormonaux. Mais on refuse toujours de m'enlever mon utérus au cas où je voudrais des enfants. L'alternative qu'on me propose sont des œstrogènes puisque la progestérone ne fait pas effet. Ma nouvelle gynécologue ne tient pas aux œstrogènes car ils risquent aussi de faire récidiver le cancer. Je suis dans une impasse et n'ai même plus l'impression d'être une femme, tout juste une poupée qu'on bazarde d'un médecin à l'autre et dont on fait ce qu'on veut. Je ne trouve pas d'information sur les saignements post amputation du col et ne trouve aucune solution sans danger pour ma santé.

34 ans, bientôt 35

34 ans, bientôt 35... Le 27 janvier, saignements entre mes règles. J'aurai put ne pas m'inquiéter, il paraît que parfois, ça arrive, mais je ne prend pas la pilule, je n'ai pas de stérilet, et ça ne m'était jamais arrivé. Et puis il y a les antécédents... 2 conisations, a 6 mois d'intervalle, pour un CIN III.. Bien sur, ce lundi la, jour de congé, j'appelle mon gynécologue, il est surbooké, la secrétaire me promet qu'il va me rapeller, j'attend encore, et quand j'attend, je cherche, je fouine sur internet et ce que je lis n'est pas bon, en plus des saignements, j'ai des pertes blanches abondantes depuis des mois, et si ma fatigue n'était pas liée a mon rythme de vie de wonderwoman, et si ma constipation n'était pas liée a l'arrêt de nicotine, et si les faibles traces de sang dans les selles n'étaient pas duent a la matière dure qui écorcherait ma peau fragile, et si mon mal de lombaire n'était pas dut a un nerf coincé, et si les pincements violents ressentis dans le périnée en dehors de mes règles n'étaient pas si insignifiants....? Et si. J'ai peur, alors j'appelle la gyné qui m'a opéré, mais voilà, elle n'est la que 2js par semaine, elle couvre trois hôpitaux, parce que c'est elle la spécialiste. Alors rdv colpo pour dans quinze jours, et en attendant, mon corps et tout mon être essaye de lutter contre ce doute, mais je sais tellement que lorsque le doute est la chez moi, c'est qu'il n'y en a aucun... Quinze petits jours, elle fera alors une biopsie, douloureuse comme d'habitude, et il faudra encore 21 jours pour savoir, 1mois et quelque alors avec ce doute, parce que CIN III avait déjà fait des dégâts psychologiques, et que l'épée de Damoclès trônait au dessus de ma tête, parce qu'on ne m'avait pas enlevé l'utérus pour cette envie de 3ème enfant, qui ne vient pas, fausse couche ou tout simplement pas de fécondation, depuis plus d'un an maintenant, et si ça aussi c'était le signal que je ne voulais pas voir? L'attente, peut être, est pire que lorsqu'on sait, j'attend, et franchement, je ne me sent pas bien.

J'avais 55 ans...

J'avais 55 ans lorsque l'on a trouvé mon cancer Je témoigne contre ce cancer qui est bien trop souvent si difficile à détecter - malgré un suivi régulier - frottis
examen échographie etc - chez un gynécologue
Pendant près de 10 ans je souffrais de saignements abondants - de trés grosse douleur au ventre (que l'on a malheureusement associé à des troubles de l'intestin - ainsi que des gonflements du ventre
Les frottis réguliers n'ont jamais rien détecté - ainsi que les échographies - Mes différents gynécologue n'ont rien vu non plus
le 17 février 2011 je suis passé chez mon généraliste au sujet de ces douleurs du ventre - insupportable
il m'a expliqué pour la énième fois que c'était du à mon problème de constipation ?
il est encore passé à côté de ce mal qui me rongeait depuis tant d'années - fatigue - etc- douleurs le mercredi 23 février 2011 je rentrai en Urgence à Lyon Sud ou on a vu que cela était un cancer le jeudi 24 février 2011 j'ai été opéré à Lyon Sud
d'un cancer des ovaires - on m'a retiré les ovaires - les trompes - le péritoine - épiploon - l'utérus - une parti du vagin - et les 48 ganglions lymphatique autour de l'estomac - et on a retiré une grosseur de 1kg côté du côté gauche à l'intérieur de mon ventre - plus le liquide infecté
mon cancer est de stade III Avancé et actif
Je remercie du fond du coeur malgré cela - Le Service et l'équipe Gynécologique de Lyon Sud pour m'avoir traité avec respect - humanité dans ces moments si durs à vivre
J'ai eu une cure de 6 séances de taxol et carboplatine
et malgré des problèmes de nodules dans les poumons etc du aux traitements agressifs de la chimio je suis pour l'instant en rémission même si la rechute peut survenir à tout moment
je me bat avec force comme vous toutes
Mais je tenais à témoignage car j'ai eu beaucoup d'amies aussi en chimio qui ont eux les mêmes réponses de leur généraliste - que cela était du à un problème de constipation etc - que même les gynécologues ont du mal à déceler - détecter ce cancer - car il n'y a aucun moyen de dépistage - contrairement à celui du sein
qui est très grave aussi - aucun cancer n'est plus ou moins qu'un autre
Juste que ma colère a été que personne n'ai les outils pour trouver ces cancers qui bien trop souvent sont détectés à un stade avancés
Je me permet de dire aux professionnels de la santé de faire pratiquer au moins des marqueurs de recherches sanguines si les malades vous disent pendant des années le mal dont elles souffrent - les signes énoncés saignements - douleurs dans le ventre - du mal à porter les choses - de grosses fatiguent que cela devraient être pris au sérieux
C'est possible puisqu'une équipe de Lyon Sud à su de suite trouver et détecter mon cancer
Je pense à toutes les femmes et jeunes filles qui souffrent de cette maladie si mal détectés
Je sais que la recherche avance !!!

je vis en Australie depuis 6 ans

Bonjour, J'avoue que tous ces témoignages me font frissonner. Voilà mon histoire, je vis en Australie depuis 6 ans, j'ai 42 ans, 3 enfants. Comme en France le protocole conseil un frottis tous les deux ans après 40 ans. Tous mes frottis ont toujours été normaux et en 2006 suite à une infidélité de mon mari, j'avis effectue tous les tests de maladies sexuellement transmissibles. En 2008, de nouveaux tests sanguins pour le HIV, test nécessaire pour l'obtention du visa permanent australien. Mais voilà, lors de mon frottis en septembre dernier, il revient anormal, low grade, HPV. Ici nous ne voyons pas de gynéco, selon mon médecin généraliste fait les frottis. Elle me dit de pas m'inquiéter et de refaire un frottis dans un an (selon elle, délai nécessaire pour le virus de disparaître de lui-même...dans la meilleure des solutions). Même si je pense que mon mari a été fidèle depuis son aventure il y a 7 ans, comment puis-je être infectée que maintenant ? Elle me dit que ce virus peut rester endormie longtemps, des mois, des années. J'aurais aimé demander aux femmes à qui on a découvert un cancer avancé, si elles avaient des frottis réguliers, tous les 2 ans ? Car mon médecin (pour me rassurer), m'a dit qu’en faisant un frottis tous les 2 ans (comme moi), il était impossible d'avoir un cancer a un stade élevé car on le soigne à temps...mais en même temps, elle me demande d'attendre un an pour un nouveau contrôle, alors qu'en France c'est 6 mois ? Je pense aller demander conseil a un autre médecin, car impossible de voir un gynéco sans lettre d'un généraliste !! Voilà j'ai besoin d'en parler, pas facile a l'étranger, d'en parler, de se faire comprendre quand la peur et l'angoisse vous serre la gorge ! Bon courage a vous toutes.....

Dysplasie de haut grade

Dysplasie de haut grade suite frottis en janvier 2013; 2 biopsies en avril, à l'aveugle car saignement. Conseil de la gynéco en juillet: allez voir ma consœur, elle a un colposcope plus performant; dysplasie de haut grade, 7 frottis. Conisation en aôut, découverte d'un cancer du col, hystérectomie totale élargie le 8 octobre. Et pourtant, à 52 ans, je me suis rendue chez le(puis retraite) la gynéco tous les ans, sans exception, depuis l'âge de 20 ans. Prise en charge efficace, rapide et sérieuse au CHRU de Lille.

Cancer du col, hystérectomie totale élargie avec curage ganglionnaire, résultats anatomopatho:négatifs, donc, ni chimio, ni radiothérapie; un suivi tous les 4 mois ! Fight, believe, win !!! Une reconnaissance sans nom pour le chirurgien et l'équipe de Jeanne de Flandre, CHRU de Lille !

Quels sont les risques pour une grossesse ?

Bonjour. Mes derniers examens montre un hpv 16 de haut garde CIN2. Mon gynécologue souhaite me faire une hysterectomie totale. Je n'ai que 29 ans et un désir de grossesse. Quels sont les risques pour une grossesse ? Combien de temps ai-je avant de subir cette ablation? Quelle sont les options a la place de l'hysterectomie (conisation effectuée en février 2012 pour un CIN1). Je vais aller voir un autre gyneco pour avoir un second avis. Mais je suis perdu, déprimée et angoissee par cette situation. Tout cela me fais peur. Merci pour votre réponse. Aidez-moi a être rassurée et a y voir plus clair. Sybil

Bonjour
Il est difficile de vous dire précisément sans faire d’examen.
Cependant le traitement d'une CIN2 hpv 16 n'est pas l hysterectomie.
Une CIN2 HPV 16 est une lésion bénigne qui se traite de façon conservatrice.
Nous vous invitons à pratiquer une colposcopie par un médecin compétent qui vous proposera le traitement adapté.
Soyez rassurée.
Bien à vous
MFMV

Battez vous

J'ai 52 ans, au mois de mai je vais voir ma gynécologue car j'ai des saignements plusieurs fois par mois, j'ai la chance c'est une spécialiste en colposcopie, et bien qu elle n'ait aucun doute elle me fait un biopsie, 10 jours après elle me demande de venir à son cabinet, résultat : cancer du col et du vagin.

Première réaction je lui ai dit que je ne voulais rien faire, elle me suit depuis 23 ans, avec beaucoup de gentillesse elle m'a laisser le temps de digérer l'info, mais entre temps elle a pris contact avec mon généraliste et ils se sont mis à deux pour me convaincre de consulter un oncologue, elle avait déjà pris le RDV et a assister à la consultation, aujourd’hui je viens d'avoir l'ablation des glandes lymphatique, je commence la radiothérapie et la chimio cette semaine je sais que mon traitement est long et lourd car je suis en stade 3 mais je remercie mes médecins d'avoir pris le temps et la patience de ne pas me brusquer mais d'avoir su rester présent.

Donc surtout ne baisser pas les bras et établissez avec votre médecin un dialogue franc son écoute, sa disponibilité vous permettrons d'avoir des réponses claires car même si il y a beaucoup d'info sur le web vous êtes unique,tout comme votre maladie.

J'attaque mon combat contre la maladie sereine car nous sommes une équipe entre ma famille mes amis et l’équipe soignante c'est nous qui auront la victoire. Battez vous

HPV 16

Bonjour. Je suis sous surveillance médicale pour un HPV 16. j'ai subis une conisation en février 2012 qui a la base avait été effectué pour un HPV a haut risque et bas risque.

J'ai peu de défenses ce qui me vaut beaucoup de mycoses et d'infection malgré une hygiène irréprochable. mon gynéco ne veut pas que je subisse une seconde conisation et préfère attendre l'évolution.

Le problème qui se pose est que je suis seule depuis 3 ans, refusant tout rapport pour éviter une contamination. j'ai une petite fille de 3 ans et le premier HPV était apparemment la depuis 2006. Il est rester en CN1 jusqu'en 2012. je m'inquiète également pour ma petite. on me garanti qu'elle n'ai pas contaminer par ce virus mais j'ai peur malgré tout.
Je prend également de l'acide folique.
Pouvez vous m'éclairer sur ce virus 16 et me dire les probabilités de développer un cancer à court moyen ou long terme.
Merci pour votre réponse et ce site qui me permet d'avoir moins honte de ma situation

Le résultat tombe CIN II

bonsoir à toutes, car c'est rare chez les hommes. le 24 juin je vais subir une conisation.pas envie et peur que ce cancer se propage. frottis de routine et coup de fusil , frottis suspect, colposcopie et anapath alors le résultat tombe CIN II. cancer du col de l'utérus léger à modéré, programmation rapide de la conisation et me voilà propulsée dans un programme que je n'ai pas le temps d'assimiler. je voudrais quitter mon corps l'espace de 2 à 3 mois . continuer ma vie , laisser mon corps à la médecine le temps que ce cancer est présent mais impossible alors comme d'habitude il va falloir faire face, on ne parle pas assez de ce fameux papillomavirus qui contamine est se develloppe quand bon lui semble dix ou quinze ans après avoir croisé son chemin.j'ai 46 ans j'ai la chance d'avoir deux filles extra. mais je pense a celle qui se pose de nombreuse question sur une éventuelle grossesse. il nous faut parler de ce virus et être actrice dans sa prévention après avoir été sa victime.

traitement d'un cancer du col de l'utérus et radiothérapie suite à intervention : problèmes de douleurs intenses intestin difficultés à s'alimenter

Bonsoir,

Je vous écris ce soir au sujet d’une personne de ma famille âgée de 52 ans,

Elle s’est faite opérée l’an dernier d’un cancer du col de l’utérus au mois de AOUT 2012 tandis qu’elle a subi une intervention de 4 H 30 pour enlever tous les organes.

Suite à cette intervention, environ 2 à 3 mois après, elle a subi des séances de radiothérapie qui se sont assez bien déroulées dans l’ensemble.

Simplement, depuis plus de 3 mois , elle a de très grosses difficultés pour s’alimenter et a aussi de gros problèmes de nausées ou de diarrhées ; elle a fait un séjour l’hôpital là où elle a été opérée au cours du mois de mars tandis qu’on lui a expliqué que ce sont les effets des rayons et qu’il n’y a rien à y faire. Simplement, on lui a prescrit un régime sans fibre très stricte.

Seulement, depuis ce séjour en hôpital il n’y a pas eu de répit pour elle en règle générale elle était mal un jour sur 2 ; voir 2 jours sur 3 !!!

La semaine passée, elle était aussi hospitalisée mais dans un service plus proche de son domicile tant la douleur était intense et qu’elle ne parvenait pas à s’alimenter correctement tant pour la prise de boisson que pour manger solide . Elle a considérablement maigri et son moral est au plus bas.

Y a-t-il une possibilité pour la soulager plus efficacement ?, lui cache t-on quelque chose de plus grave ?

Est-ce possible d’avoir à faire face à de telles douleurs suite à un traitement par radiothérapie ????

Cette personne était très active, sportive avant ces difficultés de santé : y a t-il des alternatives en médecine douce pour pouvoir remédier à ces problèmes d’alimentation et de douleurs qui invalident ces journées de plus en plus ???

Merci de me renseigner utilement, je fais cette démarche pour elle car elle n’a pas de liaison internet à domicile.

Pascale, sa belle sœur.

Avril 1996

Il y a des rencontres indélébiles hpv cin2-3, conisation en 1997 Professeur B. pour son humilité et sa délicatesse.

Mars 2013 Orgueil et statistiques. Lors d'une consultation de contrôle, je fus heurtée. Il est vrai que l'humilité ne sied pas à tout le monde. Effectivement le hpv est à l'initiative d'un certain désordre cellulaire mais il est aussi une camisole. Il inhibe tout désir? meurtrit corps et âmes.

J'emprunte à Éric Frottorino le titre d'un de ses livres " un territoire fragile".

Voilà ce que je suis: un territoire fragile, pas une statistique. Meriem

Merci à vous pour cette réponse rapide, et pour cette association!

Un matin, on ne sait pas pourquoi, tout s'arrête

30 ans, un job satisfaisant, un mariage à l'approche, une volonté de fonder une famille, une sensation d'épanouissement et de réussite, et puis un matin, on ne sait pas pourquoi, tout s'arrête.

Le 4 juillet 2012, après avoir fait un check-up complet dans le but d'envisager une grossesse, je reçois une lettre de mon gynécologue me demandant de faire une biopsie de toute urgence. Le mot "biopsie" provoque déjà une angoisse. 3 jours plus tard, une colposcopie, quelques jours après, CNI III, dysplasie de haut grade ! Mots bien étrangers à mon vocabulaire... Je suis prise en charge par un gynécologue-cancérologue, opération planifiée la semaine suivante... A ne plus rien y comprendre, le 17 juillet, soit 4 jours avant mon mariage, je me retrouve sur une table d'opération, mon conjoint prend la poudre d'escampette, annule cet événement d'une vie préparé depuis plus d'un an ! Pour de nombreuses raisons, avec cette maladie comme élément déclencheur ou peut être simple hasard. Résultats de l'opération : cancer micro invasif, carcinome intra épithéliale s'étendant sur 11 mm le long de l'endocol (pas besoin de relire mes résultats, ils sont gravés dans ma mémoire). C'est à ce moment qu'on réalise que la vie est incroyable, qu'on ne peut jamais prévoir l'avenir, que personne n'est maître de son destin. Et puis on se relève, on dépasse ses angoisses, sa tristesse. Finalement ce n'est pas si grave, ce qui est difficile à accepter c'est que l'on touche à son intimité, à sa féminité, à sa vie de femme, à sa fertilité... La peur de ne pas pouvoir un jour devenir maman. Et puis les jours passent, les mois défilent et aujourd'hui j'ai la chance d'avoir été merveilleusement bien entourée, par un père fantastique, une famille en or, des amis que tous rêvent d'avoir, des collègues d'une humanité insoupçonnée... et je revis, j'ai surmonté et assumé cette brutale rupture, ce sentiment de perte de toute féminité, j'ai continué à suivre scrupuleusement les recommandations des médecins et la vie me fait pleins de jolies surprises, des rencontres inattendues, des projets inespérés...

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, je ne sais pas si mon désir d'être mère sera un jour accompli, mais ce que je sais c'est qu'on se sort de tout et la tête haute, et que "j'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé" (Voltaire)...

Je consulte un gynécologue. Ce dernier me prescrit des tests sanguins...

Bonsoir à tous, Avant toute chose, je tiens à vous remercier de prendre sur votre temps et me lire. Le 19 de ce mois, après deux cycles perturbés (un total de 45jours de retard pour les deux cycles) je consulte un gynécologue. Ce dernier me prescrit des tests sanguins (THS et autres= résultat OK) et on fait un frottis ; bien m’en a pris. Résultat du frottis :
Évaluation hormonale : compatible avec l'âge du patient Microbiologie : aspect banal : lactobacillus++ Modifications réactionnelles : absentes Cellules pavimenteuse: superficielle, intermédiaire et parabasales normales - quelques pseudo-koilocytes Cellules glandulaires: absentes Conclusion et recommandation: Frottis cervical avec quelques pseudo-koilocytes Absence de signe de dysplasie ni de néoplasie Contrôle cytologique à 6mois.
Le médecin ne veut me donner aucun traitement et demande que je refasse le frottis dans 6 mois!!!!! Est-ce que ça peut évoluer entre-temps ? Quels sont les risques que j’encours ? Puis-je avoir des rapports avec mon petit-ami (je l’ai prévenu bien sur) ? Rapports protégés ou pas ??Et surtout cela pourrait-il avoir un rapport avec le retard des règles (faut dire que j’ai été sous pilule pendant plus de 10ans et que je viens de l’arrêter sans avis médical il y a de cela presque 1an ½ ; mon gynécologue a été prévenu aussi). Encore merci de prendre le temps de me lire. Je suis impatiente de lire votre réponse !! Très bonne soirée.

Il y a 7 mois on m'a découvert un HPV 16

Bonjour, j'ai 24 ans. Il y a 7 mois on m'a découvert un HPV 16 suite à un frottis. J'ai effectuée deux colposcopie (une de suite et une autre 6 mois plus tard) qui on signifié une dysplasie légère. Donc pour l'instant on ne fait rien, on attend... Le problème... MON problème c'est que je suis célibataire et que cette infection me bloque sur toute relations possibles. Je ne peux entreprendre de nouvelles relations car j'ai peur d'infecter les hommes que je rencontre et qu'à leur tour (si la relation se termine) ils infectent d'autres filles.. 7 mois sans partenaires, avec la frustration de dire non à des hommes qui pourraient être des relations sérieuses... 7 mois sans affection, sans personne pour partager sa vie, sans relations sexuelles... Je commence à être à bout de souffle, la situation me fait de plus en plus mal... et je ne vois pas comment y remédier. Quelles seraient mes solutions?

j'ai su en octobre 2008 que j'avais été contaminée par le papilloma virus

Bonjour, j'ai su en octobre 2008 que j'avais été contaminée par le papilloma virus suite à un frottis anormal, et précédemment, les autres étaient toujours bons d'après mon gynéco. J'ai eu un traitement par voie génitale, un frottis de contrôle pas bon puis biopsie et RDV en clinique en mars 2009 pour une séance de laser, parce que j'avais un condylome plan sur le col de l'utérus. Ensuite des frottis de contrôle, et 18 mois plus tard, il y a eu récidive au même endroit apparemment, et là encore biopsie etc... Puis une conisation au laser en juillet 2011. Jusque là les frottis qui ont suivi étaient corrects. Je n'avais pas de cancer avéré, juste des lésions pré-cancéreuses. Actuellement, je n'ai pas de vie sexuelle depuis 2 ans, et je souhaiterais savoir si il y a des risques de récidives malgré la conisation ? Quelle protection à adopter avec un prochain partenaire, est-ce que le préservatif me protégera vraiment ? Et est-ce que je serai toujours porteuse du papilloma virus ? Est-ce que le virus sera toujours en moi ou peut disparaître ? Est-ce utile dans mon cas que je fasse faire quand même un dépistage HPV en dehors des frottis de contrôle ? Merci pour vos réponses, car je me pose beaucoup de questions et ne trouve pas les réponses...

le frottis ne révélait pas d'anomalie et pourtant...

En 2009 le frottis ne révélait pas d'anomalie et pourtant... J'ai été traitée entre septembre et décembre pour un cancer de l'endocol. Ablation de 8 ganglions puis curiethérapie temps long et 5 semaines plus tard hystérectomie totale. A ce jour un frottis est revenu avec des celules ASCUS cela signifie t'il que j'ai un risque accru de rédicive de ce type de cancer ? quel est le risque de récidive de ce type de cancer ? Quelle est la conduite à tenir au regard de ces célules anormales ?

ma tante qui vient d'apprendre...

bonjour
je prends contact avec vous car j'ai ma tante qui vient d'apprendre qu'elle a un cancer de l'uterus et si j'ai bien compris elle doit se faire tout enlever
elle n'ose pas poser des questions et quand elle en pose le médecin lui répond désagréablement
je voudrais l'aider mais je suis loin elle habite la région parisienne et moi la bretagne
pourriez vous me dire si elle peut contacter une personne qui aurait eu la même opération et aussi le après car son médecin considère que sa vie sera pareil
ma tante est agee de 56 ans elle est seule et elle ne comprend pas ce qui lui arrive
en faisant appel à votre association peut etre auriez vous des contacts ou des informations qui l'aideraient
merci cordialement

J´ai appris mon cancer...

J´ai appris mon cancer du col de l´utérus juste avant mes 40 ans. Le diagnostic a été long. Mon 1er gynécologue pensait que mes douleurs abdominales étaient dues au stress. J´ai commencé à avoir des pertes de sang entre deux cycles, ce qui me faisait penser que je ne supportais plus mon stérilet. Un matin au réveil, la douleur a été si intense (comme des contractions) que j´ai décidé de changer de gynécologue et de prendre plutôt une femme. J´ai pensé qu´elle serait plus compréhensive. Sur les conseils d´une amie, j´ai été voir Mme L et effectivement, elle a été très à l´écoute et très persévérante dans ses recherches. Après de nombreux examens, elle m´a envoyé chez le docteur J. A la vue de mon dossier, il a pratiqué une biopsie et m´a dit qu´il ne serait pas étonné d´une surprise. Pendant les 15 jours d´attente, j´ai essayé de ne pas trop y pensé, mais l´appel de la secrétaire un vendredi matin pour me demander de me libérer pour le lundi avant le départ du docteur pour un séminaire m´a fait tout de suite comprendre que les nouvelles ne seraient pas bonnes. Après avoir organisé ma venue (prise d´une journée de congé pour moi et mon mari), nous nous sommes rendus au rendez-vous. Nous avons eu des difficultés pour trouver une place de parking. Une fois trouvée, nous n´avions pas de carte de paiement, je me suis donc rendue en courant au bureau de tabac le plus proche et voyant que nous aurions un peu de retard - moins de 10mm - j´ai prévenu le secrétariat. A notre arrivée dans le cabinet du docteur, nous avons eu une réflexion du docteur sur notre retard. Je lui en ai expliqué les raisons et nous nous en sommes excusés. Je vous avoue que cela m´a surprise et déroutée. Le docteur ouvre mon dossier et annonce froidement « cancer du col de l´utérus ». Personnellement, je savais que les nouvelles ne seraient pas bonnes, mais mon mari en ai resté bouche bée. Avant d´écrire ce témoignage, je lui ai demandé quel souvenir ce rendez-vous évoquait pour lui et il m´a répondu - Accueil froid et annonce directe - Pas un bon souvenir. Rien à voir avec les recommandations du livre d un médecin que j´ai pu lire grâce à ma gynécologue qui m´a l´a prêté. Après une explication a l´aide d´un dessin, le médecin nous a envoyé vers son secrétariat pour prendre les coordonnées d´un confrère à l´IGR selon notre choix. A ce stade, nous ne savions rien de plus. Je pensais que cela était sans gravité et au stade du microscopique.

Le rendez-vous à l´IGR a été obtenu rapidement. Le docteur L m´a ausculté et à notre grande surprise, elle nous dit que la tumeur se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il s´avère qu´elle faisait 2cm. Elle a été franche et très explicite. Elle nous a expliqué le protocole - Hospitalisation pour curiethérapie et 6 semaines après chirurgie pour une « totale ». Nous avons pu poser toutes nos questions et à la sortie de cette consultation, j´ai décidé de me battre et de faire tout ce qui me serait demandé sans rechigner. Dans ce type de situation, nous avons deux options, s´écrouler ou se battre, j´ai choisi la 2ème pour mon mari et mes enfants. J´ai donc subit la curiethérapie pendant 5 jours - Presque pas de visite, allongée toute la journée, reliée à une machine infernale. Moment difficile mais nécessaire.

Ensuite 6 semaines de convalescence. J´ai annulé mes vacances prévues en Espagne, mais j´ai demandé à mon mari de partir comme prévu avec les enfants. Je ne savais pas comment je serai et je ne voulais pas que mes enfants me voient dans un mauvais moment. Nous avions fait le choix de ne pas dire à nos enfants qu´il s´agissait d´un cancer. Comme je l´ai dit en introduction, ce mot fait encore trop peur. Nous avons juste dit que j´avais un souci de santé et que je devais le résoudre. Bien entendu, nous leur avons dit que nous répondrions à toutes leurs questions s´ils en avaient.

Je suis partie me reposer chez mes parents avant l´intervention chirurgicale prévue en septembre. Tout s´est très bien passé le chef de clinique qui a secondé M L était très gentil. Je n´ai pas rencontré de difficultés particulières pendant ma convalescence. La reprise du travail s´est faite début novembre, donc environ 2 mois après l´opération et au total 4 mois depuis la prise en charge par l´IGR.

Le dernier moment intense a été le rendez-vous pour connaître les suites en fonction du prélèvement fait pendant l´opération. Mon mari était encore à mes côtés. Quand le médecin nous a annoncé que tout était terminé, que je n´aurai pas besoin de chimio ou rayons ou autres. C´était magique et un grand soulagement. Nous étions très émus et heureux.

Côté travail : Je n´ai pas caché mon cancer à mon manager. Toute l´équipe a été un soutien dans cette épreuve. Côté famille : j´ai également été très soutenue.

Je n´ai pas jugé nécessaire d´avoir une aide psychologique et cela ne m´a d´ailleurs pas été proposé. Avec du recul, je le conseille fortement, car si cela ne s´avère pas nécessaire sur le moment, toutes ses épreuves peuvent ressurgir plus tard. Dans mon cas, cela a été très dur quand j´ai perdu mon papa 7 mois après d´un cancer du poumon. Vous ne pouvez pas vous empêché de repenser à tout ce que vous avez vécu et de vous dire que d´autres n´ont pas la chance de s´en sortir.

Les difficultés rencontrées Il n´est pas facile de gérer une ménopause précoce. Bouffées de chaleur, sommeil perturbé. Dans mon cas, prise de poids... Heureusement, que mon mari et moi-même étions d´accord sur le fait que nous ne voulions plus d´enfants, sinon nous aurions dû également gérer cela. J´ai aussi été en colère au début de toute cette aventure, car je ne comprenais pas pourquoi mes frottis ont toujours été corrects, alors que la tumeur était bien présente. On nous parle toujours de prévention, mais parfois cela peut ne pas suffire - La preuve. L´origine de ce cancer était totalement inconnue pour moi et mon mari. Etant marié depuis 16 ans au moment de la maladie, son médecin lui a demandé s´il était fidèle. Imaginé les dégâts que cela peut causer dans un couple. On vous dit également que j´ai pu être en contact avec ce virus au début de mes 1ères relations sexuelles. Bref, l´origine est très floue et on ne sera jamais quand ni comment j´ai attrapé ce virus.

Mon message aux médecins - Il faut savoir écouter les patientes. Dans mon cas, si le docteur L n´avait pas été à l écoute, je ne serai peut-être plus là à ce jour. Je lui dois beaucoup. D´ailleurs à l´IGR en discutant avec le docteur qui m´a opéré, je lui ai fait part de cette remarque et il m´a dit que s´il avait eu une patiente dans mon cas, avec des frottis corrects, ils n´auraient pas cherché plus loin. Mais avec mon expérience, il sera plus vigilent à l´avenir et je souhaiterai que cela soit le cas pour tous les médecins.

Conclusions : Cette épreuve m´a permis de remettre à jour mon échelle des valeurs. Mon équilibre familial et ma santé sont ce qui compte le plus pour moi. J´ai d´ailleurs perdu mon emploi depuis 1 an après 20 ans de bons et loyaux services (le cancer y a-t-il été pour quelque chose - Je ne sais pas et ne veux pas le savoir) en tout cas, c´est une épreuve de plus à affronter. Mais comme je dis, je profite du bon temps qui m´est donné en attendant de retrouver une activité où je puisse m´épanouir.

J´ai découvert que...

”J´ai découvert que j´avais un cancer du col de l´utérus l´année de mes 40 ans, après un frottis qui avait permis de détecter des cellules suspectes. Pas de signes particuliers ”précurseurs” , pas de douleurs, si ce n´est des ”pertes blanches” qui m´avaient amené à consulter mon gynécologue et à anticiper mon rendez-vous annuel : la surprise était d´autant plus grande que le précédent frottis était impeccable; sans doute un ”faux négatif” m´expliquera-t-on après. Et après la machine médicale s´enclenche : un RDV chez le docteur M, dont on me dit qu´il est le grand spécialiste de cette pathologie, et qui me fixe rapidement une date pour une conisation; s´en suivent différents examens et un diagnostic d´adénocarcinome invasif qui nécessite une curiethérapie, une hystérectomie élargie qui heureusement ne sera pas suivie d´une nouvelle séance de radiothérapie. ” Le parcours” aura duré de novembre 2007 à juin 2008, et est depuis ponctué des visites de contrôle et des ”pics d´inquétude” qui les accompagnent.

Que dire à l´annonce de cette maladie, qui est bien un véritable coup de massue, qui vous touche et touche également vos proches : sentiment d´injustice fort, tout d´abord , voire de culpabilité. Car l´origine de cette maladie serait liée, selon ce qu´on peut en dire, entendre ou lire, à une vie sexuelle ” insouciante”, non protégée;ce n´est pas mon cas , ma vie de célibataire n´a rien de celle d´une ” croqueuse d´hommes” et le sentiment d´injustice est d´autant plus fort. Culpabilité aussi à l´égard du conjoint et des enfants, qui vont traverser avec vous ces moments difficiles . Mais aussi par rapport aux collègues de travail : ce n´est pas une grippe et l´absence sera plus longue, nécessitant également une parenthèse professionnelle, qui n´était pas prévue. Nous avons fait le choix, avec mon conjoint, de ”verbaliser” assez tôt les choses et d´en parler à notre entourage : c´est difficile à annoncer car le ”cancer” continue de faire peur mais je suis convaincue que c´était important et les marques de sympathie des uns et des autres ont été de petits ”rayons de soleil” pendant ces longs mois. Il faut toutefois veiller à ne pas se laisser déborder par un entourage qui véhicule ”du négatif” et voudra vous faire partager le cas d´une voisine, ou amie qui a eu la même chose... etc.... Chaque cas est différent. Prendre les choses étape par étape, se concentrer sur sa maladie, fermer la porte aux ”cassandre” et rester dans toute la mesure du possible positif : voilà donc le combat qu´il va falloir mener, avec l´aide de mon conjoint et du corps médical. Rester active également : le travail peut apporter une aide car il oblige à penser à autre chose et ne pas se refermer dans une bulle d´idées noires.

L´accompagnement par le corps médical est tout aussi important et j´ai pu apprécié la compétence des médecins qui m´ont prise en charge, leur ”doigté” dans l´annonce de la maladie, et l´objectivité de leur diagnostic : les choses sont précises et je sais que je suis entre de ”bonnes mains”. C´est un souci en moins. Cela ne m´empêchera pas d´aller ”surfer ” un temps sur internet pour expliciter des termes parfois sybillins ( pourquoi les questions viennent-elles toujours après les RDV ! et mes cours de biologie sont bien lointains!) avant d´arrêter net: on y trouve tout et n´importe quoi et à la lecture de certains témoignages, j´ai pu imaginer que le cercueil était proche. Je sais aussi que j´ai eu la chance que les ”choses soient prises à temps” et il faut redire ici l´importance des dépistages réguliers , quel que soit l´âge, et expliquer aussi que ce n´est pas une ”maladie honteuse”.

J´ai aussi eu la chance d´être soutenue par mon conjoint; l´épreuve nous a rapproché .

Je suis donc aujourd´hui sous surveillance ; il faut aussi souligner que les conséquences des interventions lourdes s´estompent doucement ( il m´a fallu deux ans pour récupérer des anémies, tensions lombaires et autres blocages) et qu´on ne sort pas ”indemne” de tout cela: outre la fatigue émotionnelle et physique accumulée pendant presque 10 mois, reste quelque part toujours le sentiment d´une ”rupture” et une sensibilité différente et accrue à la maladie des ”autres” personnes de l´entourage familial ou amical . La ménopause est aussi là avec une libido quelque peu altérée . Mais je reste tournée vers l´avenir avec la volonté ( et l´espoir) que tout ceci ne devienne plus qu´un souvenir lointain”.

La maladie n’est pas venue seule.

La maladie n’est pas venue seule. J’ai eu 7 opérations en 2 ans. J’y ai laissé ma fertilité. Le chef de service qui m’a opéré m’a dit que c’était la « maladie de la pute ».

Je n’avais jamais entendu parler de cette maladie, de tout ça.

J’ai divorcé, vécu les années les plus noires de ma vie.

Aujourd’hui je suis remariée, j’ai adopté une petite fille. C’est du passé.

Mais je ne souhaite à personne de traverser une telle épreuve.

En parler c’est trop dur.

En parler c’est trop dur. Suite à une irradiation après cancer du col, je hais la personne que je suis devenue.

Certes je suis en vie mais je ne vis plus.

J’ai besoin d’une reconstruction du vagin, il y a trop de séquelles.

Peut-être avec le muscle du ventre. A suivre. Les rendez-vous sont pris. J’attends.

J’ai 57 ans

J'ai 57 ans et depuis le 24 septembre je sais.....Je sais enfin ce que mon corps essayait de me dire depuis plusieurs mois. Soulagement de savoir mais aussi peur de l'avenir.

Un concours de circonstances malheureux et mon manque d'empressement à prendre un nouvel avis ont retardé le diagnostique.

J'ai mis sur le compte de la pré-ménopause des saignements importants et aléatoires mais d'autres saignements sont apparus.

J'ai pris rendez-vous avec une gynécologue en Février. Frottis puis échographie – doppler pelvienne n'ont décelé aucune anomalie...

J'ai attendu, la tête dans le sable.... Moi, qui n'étais jamais malade, j'ai eu une grippe (A ou pas, je ne sais pas) en Juin qui m'a laissée à plat pendant trois semaines et une infection urinaire qui m'a conduite aux urgences en Août.

Lasse d'avoir l'impression d'avoir 80 ans, j'ai pris rendez-vous avec une autre gynécologue début Septembre et là, tout s'est accéléré : Frottis, colposcopie, biopsie, IRM et 3 nouveaux médecins dans mon carnet d'adresse.

Je suis entre les meilleures mains possibles, me dit-on. Je le crois et le répète au tour de moi, pour me rassurer et rassurer les gens qui m'aiment. Annoncer à mes enfants que j'avais ce cancer a été le moment le plus angoissant. Je ne veux pas qu'ils s'inquiètent pour moi alors je ne m'inquiète pas ... Pas devant eux.

Ce cancer qui est à un stade assez avancé devait déjà être là en Février. Pourquoi n'a-t-on rien vu ? Pourquoi n'ai-je pas tout de suite demandé un deuxième avis ? Je suis en colère mais je ne peux pas revenir en arrière. Depuis le 24 Septembre, je vis au jour le jour, j'attends les résultats d'examens, j'attends le prochain rendez-vous, j'attends le début du traitement... Et j'ai peur

Annie

Nous sommes en Novembre 2010 et mon prochain examen est dans 3 mois, ce qui veut dire que je vais bien, très bien même.

Mais revenons à Octobre 2009.

La lésion est de 45 à 48 mm . Je commence donc un 1er protocole comprenant une séance de chimiothérapie et 4 séances de radiothérapie par semaine. Un pet SCAN confirme la lésion et indique une extension et un envahissement ganglionnaire ( classification : stade 2BN1 )

En Novembre, je rentre en clinique pour un curage lombo aortique par coelioscopie Mon chirurgien renonce au curage car j'ai une dissémination péridurale massive à l'étage pelvien.. Lorsqu'il est venu n'annoncer la mauvaise nouvelle, j'ai compris que mon cas n'était pas si simple que ça .Mais sa façon de parler, sans détours, me rassurait. Puisqu'il allait droit au but avec moi, il serait aussi déterminé pour éliminer cette tumeur. Il m'expliqua que ce n'était pas une bonne nouvelle mais que j'allais avoir un nouveau protocole avec une chimiothérapie plus importante pour faire diminuer ces tumeurs avant l'opération.

Le nouveau protocole consistait en 5 séances de chimiothérapie pendant une semaine puis 3 semaines de repos puis 5 séances de chimio ...etc et cela pendant 4 mois. Chaque séance dure 5 heures. C'est très long malgré la gentillesse des infirmières. ( J'ai appris il y a peu de temps que cette chimio est donnée lors de cancer ovarien) . Mais ça ne s'est pas passé comme ça....

Après la 1ère semaine de chimio, je n'arrivais plus à manger, aphtes, goût de carton bouilli dans la bouche, mal au coeur.... et je m'évanouissais régulièrement. L'infirmière du chimiothérapeute m'avait donné son numéro de téléphone et je pouvais l'appeler à toute heure du jour et de la nuit en cas de problème. J'ai donc appelé et elle a fait faire des examens de sang en urgence. Je n'avais pratiquement plus de plaquettes ni de globules blancs.

Le même jour, je me suis retrouvée à l'hôpital.... , en isolement...., entrain de perdre mes cheveux... Dure journée, c'était le 8 décembre 2009

J'avais eu une réaction très violente au traitement, ce qui était très rare, selon mon chimiothérapeute. Je n'aurais pas du perdre mes cheveux , entre autre...10 jours d'hôpital, un mois sans traitement et un 3ème protocole est mis en place : 4 séances d' une chimio un peu moins forte pendant une semaine et 4 semaines de repos et ce pendant 4 mois.

J'avais toujours ce goût de carton bouilli ou de fer rouillé dans la bouche mais j'étais un peu plus en forme et toutes les semaines je me dopée à l'EPO et mes plaquettes et globules blancs étaient surveillés de prêt.

Mi Avril , bonne nouvelle : La chimio avait largement fait diminuer la tumeur. Physiquement cela avait était dure pour moi mais les cellules cancéreuses avaient elles aussi passées un mauvais quart d'heure. Je me souviendrais longtemps de l'image utilisée par mon chirurgien ce jour là : " vous êtes passée du font de la grille , en pôle position " Là je me suis dit qu'en Novembre j'étais réellement mal en point et que je n'en avais pas eu conscience. Je ne crois pas que noircir le tableau m'aurait aidée. 20 séances de radiothérapie plus tard, j'étais prête pour une hystérectomie élargie, lymphadenectomie pelvienne complète et curage lombo aortique.... Le 4 Mai 2010 l'opération a duré 6h et demi et le 5 mai j'ai vu mon chirurgien content et là j'étais sur le podium ...Le retour à la maison , 7 jours plus tard, a été un peu moins drôle car j'ai eu beaucoup de mal à éliminer les produits de l'anesthésie. J'avais plus de 700 Gamma-G.T.

En Septembre , après 2 séances de curiethérapie mon traitement était TERMINE . Prochain examen en Mars.

Il a fallu un an pour venir a bout de mon cancer. Mes cheveux repoussent bizarrement ils sont frisés alors que j'avais des longs cheveux raides mais c'est une nouvelle expérience.....

J'ai eu la chance de rencontrer les meilleurs médecins et à partir du jour où j'ai été prise en charge par cette équipe de médecins, en commençant par le Docteur M, j'ai su que je m'en sortirais. Quand je suis sortie de la consultation du Docteur M , je n'ai pas pu retenir mes larmes. Sa secrétaire m'a dit: Vous êtes entre les mains du meilleur " ... c'était la 1ère et la dernière fois que je pleurais sur mon cancer. J'ai eu un moral d'acier pendant un an ,même quand la chimio me rendait malade. Ces séances sont longues, 4 ou 5 heures, dans une salle qui transpire le désarroi des malades.

J'ai eu une chance folle d'être entourée de gens formidables : mes enfants toujours présents et pleins de petites attentions, des amis qui n'ont pas eu peur de cette maladie et surtout mon mari qui a tout assumé pendant cette année là. A tous les examens, à tous les traitements, à tous les rendez--vous, il était là. Il dépensait des trésors d'imagination pour me faire plaisir, pour me faire manger, pour m'éviter la moindre fatigue, pour ne pas me couper des amis en organisant des repas à la maison, pour m'obliger à sortir, faire 3 pas dans la rue puis 4 ainsi de suite. Il a pris tous les soucis pour lui pendant un an. Certains amis se sont un peu éloignés. Je les comprends. Ils avaient peur de me faire trop parler de mon cancer. D'autres au contraire se sont rapprochés avec beaucoup de tacte.

Ma maladie nous a tous rapprochés , nous permettant de relativiser les petits tracas de la vie , de profiter du moment présent et de tout faire pour les gens qu'on aime.

J'ai un caractère un peu anxieux en ce qui concerne les gens que j'aime, en particulier mes enfants et mon mari. mais pour moi , je ne savais pas car je n'avais jamais été malade. Et là, je positivais , même les mauvais jours. Je me disais que chaque jour passé est un jour de moins pour mon cancer et que , grâce aux médecins qui mettaient tout leur savoir à mon service, on aurait le dernier mot. Certaines personnes ne me croyaient pas : " ce n'est pas possible d'être toujours positive comme ça, tu fais semblant..." Et bien non, je ne faisais pas semblant. Mon père demandait des nouvelles à mon mari. " je veux de vraies nouvelles " disait-il. La réponse à toutes les questions sur ma santé était " t'inquiète, tout va bien " c'est devenu aujourd'hui un sujet de plaisanterie entre nous. Maintenant , quand je demande à ma fille comment ça va , systématiquement elle répond :" t'inquiète, tout va bien " et elle rit et moi aussi....

Je pousse toutes les femmes que je croisent à aller consulter un gynéco et que si quelque chose les chagrine de changer de mèdecin. Ce qui a changé dans ma vie depuis un an ? 30 contacts de plus dans mon téléphone, entre médecins, hôpitaux et autres centres d'examens. Plus sérieusement, j'ai croisé des mèdecins très différents mais tous se battant contre vents et marées pour gagner cette bataille contre le cancer. Et maintenant, la vie, grace à eux, est mon bien le plus précieux. Merci "

Suite à une erreur médicale

Suite à une erreur médicale, on m'a annoncé un cancer de l'utérus à un état d'avancement important et par conséquent j ai subi en aout dernier une hystérectomie (utérus et ovaire). Je me remet progressivement de l'opération, je ressens toutefois encore des signes de fatigue, accompagnée de bouffées de chaleur. Y a t il des solutions permettant de réduire ces désagréments? Aussi on m a prélevé des tissus ovariens, est il actuellement possible de les utiliser pour la procréation? Qu en est il? Vous remerciant par avance des réponses que vous sauriez m'apporter, je reste à votre disposition pour tout complément d'information. Bien cordialement

Âgée de 30 ans

Âgée de 30 ans et enceinte de 8 mois, je dois accoucher mi-Décembre 2010. Je suis par ailleurs mère célibataire.

En début de grossesse, un frottis a révélé une infection de type HPV à haut risque de génotype 56. Je précise que le virus n'apparaissait pas au frottis de l'année précédente

Je suis dans l'incertitude et l'inquiétude la plus totale concernant le virus dont je suis atteinte. Je cherche notamment à comprendre les risques pour moi-même et mon bébé et pour le père. Mes recherches me portent à croire qu'une incertitude existe quant à la transmission du virus à l'enfant ; selon les sources elle semble tantôt avérée, tantôt rarissime, tantôt impossible. Me fiant en priorité à l'avis de mon gynécologue, celle-ci m'affirme qu'il n'existe aucun risque de transmission à l'enfant (ni en cours de grossesse, ni lors de l'accouchement). Elle a pourtant préconisé une colposcopie en début de grossesse, , mais le médecin consulté) n'a pas souhaité réaliser la colposcopie, la jugeant inutile. Enfin, nulle information ne m'a été communiquée sur les caractéristiques, risques et conséquences de ce génotype-là (56) par rapport à d'autres génotypes.

Je sais qu'il vous est impossible de me donner un avis médical par mail et sans consultation préalable, j'aimerais simplement savoir s'il est nécessaire de prendre des précautions particulières avant, pendant, et après l'accouchement. J'aimerais aussi connaître les risques encourus par mon bébé et par moi-même dans tous les cas de figure.

Il y a 9 ans

Il y a 9 ans j ai subi une conisation pour dysplasie de haut grade depuis peu je suis atteinte de condylomes genitaux cela faisait 2 ans que j etais avec mon ami qui lui aussi a des condylomes il y a 9 ans je ne savais meme pas que j avais ete contamine par ce fameux virus pendant les 2 premieres années frottis tous les 6 mois et apres 1 ts les ans mon ami est diabetique et a peur que ce soit plus grave pour lui alors que mon docteur lui a dit non mais que moi je risquais de nouveau des lesions pre cancereuses mais pour lui ce n est rien il m en veut a mort d avoir ses condylomes et me dit que je suis degueulasse qu en sachant ce que j avais je ne lui ai pas dit mais je n ai jamais eu de condylomes genitaux je ne pouvais pas savoir et je ne suis meme pas sure que ce soit moi la cause je n ai plus aucune consideration pour moi jeme sents sale grace a un mec et là suis dans l attente de mon resultat de frottis

Tout a commencé suite à un frottis

Tout a commencé suite à un frottis. J’ai reçu un courrier de ma gynécologue me demandant de passer à son cabinet. Elle m’a annoncé, que mon frottis n’était pas bon, elle m’a parlé de cellules précancéreuses, de papillomavirus et elle m’a demandé de prendre rendez-vous avec Dr M.
En sortant de son cabinet, tout s’est mélangé, je n’arrivais pas à distinguer si c’était grave ou pas. Je me suis donc rué sur internet à la recherche d’information.

J’ai donc compris que cela pouvait être très grave.

Lors de mon rendez-vous avec Dr M, mon mari était présent. Moi j’étais comme paralysée. Nous envisagions de faire un deuxième enfant, je venais juste d’arrêter la pilule, mon mari a donc posé les questions sur l’avenir, chose à laquelle je n’avais même pas pensé. Je pensais qu’au moment présent.

Une conisation a donc été faite. Le corps médical (que des hommes), disaient que ce n’était rien, que ça ne fait pas mal. Je me sentais un peu humiliée de souffrir alors qu’a priori ce n’était pas « normal ». L’appréhension ainsi, que le fait de ne pas accepter cette maladie ont fait que j’ai ressenti chaque geste lors de la conisation avec une énorme douleur.

J’avais un peu honte de cette maladie car on m’a parlé de maladie sexuellement transmissible, transmise par l’homme à un moment donné de ma vie. Ma famille proche était au courant, mais ne comprenait pas forcément tout et au travail j’en avais parlé qu’a très peu de personnes.

Je me culpabilisais aussi, et je trouvais injuste le fait que l’homme ne garde pas ce virus en lui, mais que la femme si. Injuste aussi le fait qu’on aille m’enlever un bout de col alors que mon mari n’avait pas le moindre examen à faire. Nous nous disions (mon mari et moi) que ce virus était en moi et que mon mari pouvait le contracter et qu’il pourrait me le retransmettre à nouveau… que ce soit un cercle vicieux.

Autant vous dire que notre vie intime s’en est ressentie, et nous avons pris la décision de mettre des préservatifs pendant nos rapports (d’une part pour se protéger l’un, l’autre et d’autre part pour ne pas que je tombe enceinte avant d’avoir le résultat de contrôle). J’avais un énorme soutien de mon mari. D’autant plus que la question de l’infidélité (comme pour toute MST) aurait pu se poser entre nous et créer des conflits, ce qui n’a pas été le cas.

Nous avions énormément de questions sans réponses, j’ai donc décidé de prendre un rdv à l’IGR. Je suis tombée sur une gynécologue, très patiente, très compréhensive, et très positive. Ce rendez vous m’a remonté le moral et m’a un peu enlevé mon angoisse face au virus. Elle a répondu à toutes mes questions (dans la mesure du possible, car la science a peu de recul sur ce virus). J’ai pris rendez-vous pour mon mari pour vérifier qu’il n’ait plus le virus en lui. Tout était bon de son côté.

Puis trois mois après la conisation, j’ai donc fait un frottis de contrôle qui n’était pas bon de nouveau. J’ai eu comme un ras le bol de tous ces examens, je ne voulais plus qu’on me touche.

J’ai vécu cela comme un échec, et je me culpabilisais encore plus, en me disant que mon corps ne se battait pas assez. Je commençais à remettre en cause le fait d’avoir un deuxième enfant. Ce qui m’a été confirmé par le Dr M qui envisageait fortement d’enlever l’utérus.

J’étais très affectée psychologiquement par cette rechute, je devais me résigner à n’avoir qu’un seul enfant et que toute ma vie risquait de changer.

Mon mari a beaucoup insisté pour que le Dr M. pratique une autre conisation plutôt que d’enlever l’utérus. Nous avons donc pratiqué une deuxième conisation, qui physiquement était très éprouvante.

Puis après cette deuxième conisation, tout est rentré dans l’ordre. Bizarrement, j’ai commencé à en parler plus ouvertement autour de moi, et je me suis aperçue qu’il y avait d’autres femmes dans mon cas, notamment une collègue très proche. Et un jour on en a parlé sans tabou toutes les deux, et nous avions les mêmes interrogations.

Je dois dire que d’en parler comme cela à quelqu’un qui a vécu la même chose ça m’a fait beaucoup de bien. Ce dialogue avec une autre femme, c’est ce qui m’a le plus manqué lors de mon parcours.

Nous avons aujourd’hui un deuxième enfant en pleine forme.

Aujourd’hui j’appréhende chaque frottis, avec anxiété..

Avant d’avoir des relations sans préservatifs j’ai toujours fait le nécessaire avec chacun de mes partenaires pour pratiquer des tests en laboratoire pour détecter les virus sexuellement transmissibles. Pourquoi n’est ce pas le cas pour le HPV ?
Il faut en fait attendre que la femme ait un frottis avec des cellules précancéreuses pour dépister le HPV. C’est un peu la solution ultime. Le fait de se faire enlever un bout du col, qui correspond à l’endroit où se loge le bébé, n’était pas anodin pour moi et une femme étant d’autant plus sensible sur cette partie du corps par rapport aux conséquences.

J’espère ne pas avoir été trop longue, j’espère que mon témoignage pourra aider d’autres femmes.

« dur,dur !»

En ce moment je n'y arrive pas à écrire. Parlez de moi est trop dure, car je hais la personne que je suis devenue.
J'ai rencontré le professeur Paniel au CHU de Créteil pour la reconstruction du vagin comme me l'avait conseillé l'IGR mais il ne pourra pas intervenir car il y a trop de séquelle, cependant il me parle d'une opération à partir du mucle du ventre. Il recontacte l'IGR et j'attend d'avoir un autre rendez-vous.
Certes je suis en vie mais je ne vis plus !!!

Je me souviens

Votre témoignage Je me rappelle de cette année 2008, j'avais 33 ans Un frottis en mai ASC-US (pour info je faisais 1 frottis par an) Un test HPV faiblement positif Une biopsie avec pour résulat dysplasie de haut grade CIN II Puis la conisation en septembre avec l'appel du médecin qui m'annonce un carcinome épidermoïde invasif du col stade 1A2. Je ne comprends pas et là il utilise ce mot qui me fait tellement peur : CANCER Pendant 2, 3 jours, c'est une horreur : je pense à la mort, je pense à mes enfants qui vont grandir sans moi, à mon mari, à mes parents, que je vais laisser... puis je me dis NON ça ne peut pas se passer comme ça, tu vas te battre, aller de l'avant. 15 jours aprés ce résultat, Hystérectomie totale, on me laisse juste un ovaire, puis curietherapie haut débit qui se termine un 24 décembre (c'est un signe!). Maintenant, 2 ans aprés, je suis suivi tous les 6 mois avec des batteries d'examen et de prise de sang (les marqueurs SCC, sont devenus aussi normal que la NFS!!!) Avec la boule au ventre à chaque fois, mais je suis toujours là et en bonne santé. Biensur je suis devenue hypocondriaque, mais je suis là et c'est ça le plus important. Heureusement également que j'avais eu la chance d'avoir des enfants. Mon message est : Faites des frottis Pris à temps, on peut guerrir de ce cancer.

Témoignage de Tulippe

Bonsoir, Pour vous situer l'histoire, j'ai 30 ans, pas d'enfant et je vis en Angleterre. En avril 2009, je vais un frottis de contrôle : mauvais résultat CIN III, en mai 2009 je subit une colposcopie avec biopsie et conisation large (80% du col enlevé) suivie d'une hémorragie et perte de sang pendant 5 semaines. En Octobre 2009, je refais un contrôle en France cette fois-ci, re-mauvais résultat CIN I donc lasers en décembre 2009.

Retour en Angleterre, en juin 2010 visite de contrôle puis frottis re CIN I plus canal endocervical stérosé (il est pratiquement fermé) donc re frottis en Septembre 2010 qui est toujours CIN I. Comme mon gynécologue anglais ne veut pas me refaire pour le moment d'autre traitement, il attend le contrôle de décembre 2010, suite à cela, il veut me faire un ultra son transvagianl afin de savoir ce qu'il peut m'enlever de plus sans mettre trop en danger "mon éventuelle future grossesse" (c'est entre "" car je ne suis pas sure d'en vouloir, disont que pour le moment c'est non mais je ne veux pas me fermer la porte pour plus tard).

Ce que je voulais savoir est quel peut être le futur traitement? Il reste très évasif sur le sujet et me dit qu'on verra ça en temps voulu mais j'ai besoin de savoir!! Et je souhaites la vérité svp, pas de chichi ou de on verra... Ai je un risque qu'il me fasse une hystérectomie? (Personnellement, je me suis préparer à ce genre d'éventualité). De plus il est prévue de faire dans 3 mois (j'ai arrêté cezarette (pilule de 28 comprimés sans pause) depuis le 14 septembre 2010 et je n'ai toujours pas eu de saignement) un bilan hormonal car j'ai des bouffées de chaleur.

Malheureusement, je fais actuellement des coliques néphrétiques avec calcul dans la vessie compliquée d'une infection urinaire, je ne sais pas encore comment cela va évoluer car j'ai rdv pour un scan jeudi 7 et la visite à l'urologue le 24 septembre 2010. Dois je parlé de mes antécédent gynécologique à mon urologue et es ce que cela peut être liées? En vous remerciant de prendre le temps de lire et de me répondre Cordialement Tulippe

je me fais opérée

Vendredi je me fais opéré...je dois subir une colpohystérectomie suite à un cancer du col de l'utérus..J'ai trés peur et malgré les gens qui m'entourent, je me sens seule et incomprise...J'ai l'impression d'etre la seule à avoir peur,tout le monde me dit de ne pas m'inquiéter,que tous se passera bien.Et bien je l'espére de tout coeur car j'ai 31 ans,une fille de 13 ans et un fils de 1ans 1/2 et j'espére vraiment pouvoir profiter de la vie encore longtemps à leurs cotés...Ce cancer vous bouffe en silence et ne vous prévient pas...Pour ma part je n'arrive toujours pas à croire que tous ca m'arrive, je me dis que je fais un cauchemar et que je vais me réveiller,mais pour l'instant le cauchemar dur et j'espére qu'aprés cette opération mon cauchemar cessera et que je me réveillerais enfin libéré et guéri...

qualité de vie

G eu une conisation du col en 2007 car le virus trainait depuis 2a en meme temps que la masectomie du sein G.Sous tamoxifène g eu un durcissement de l'utérus donc curetage en 2008...Depuis g mal des difficultés à avoir des relations sexuelles avec mon mari...

Message d'espoir

Je me rappelle encore de l'annonce du diagnostic suite à un frottis et d'une biopsie: lésion de haut grade CNIII et adénocarcinome in situ. Ca n'était pas très rassurant car je n'avais que 25 ans. Je souhaitais avoir des enfants et je n'avais qu'une angoisse : ne pas pouvoir en avoir à cause du papillomavirus. Heureusement, j'ai eu la chance d'être orientée vers un spécialiste qui m'a beaucoup rassurée. J'ai subi une conisation le mois suivant et ce dernier a veillé à ce que l'intervention ait le moins de conséquence possible sur mon col de l'utérus. Aujourd'hui, 5 ans après, j'attends mon premier bébé et je n'ai eu absolument aucune difficulté à tomber enceinte. En fait, j'ai eu la chance d'avoir été prise en charge tôt et j'encourage toutes les jeunes filles et jeunes femmes à faire régulièrement des frottis de contrôle car le cancer du col de l'utérus peut être évité.

Incertitudes sur mon intervention

Je dois subir une conisation...

J'ai 21 ans et vendredi je me fais opérer. C'est la première fois que je subis une intervention et je ne connais personne dans ma situation.
Ce que je sais c’est que je serais sous anesthésie générale, que je pourrais normalement ressortir le jour même de l'hôpital. Mais je n'ai pas la moindre idée des douleurs que l'on peut ressentir après l’opération et des gênes occasionnées.

Tout ce que je sais c'est qu'il s'agit de me retirer la partie du col de l'utérus qui est infectée, mon chirurgien ma dit que je ne pourrais peut être plus mener de grossesse à terme, en effet plus il y aura de partie infectée plus j'aurais de chance (ou plutôt de malchance) d'avoir un enfant prématuré. Et je ne saurais cela qu'à la suite de l'opération...

J'ai 21 ans, je vie très mal la situation. Quelqu'un pourrait-il me dire à quoi m'attendre svp, concernant les douleurs ou me dire quelles séquelles cela lui a laissées à la suite d’une telle intervention...

Je vous remercie par avance

A.L

J'ai subi une conisation...

Bonjour, j'ai subi une conisation la semaine dernière je ne sais pas si c'est mon conjoint qui m'a transmis le HPV ou un autre et ça, je le saurai jamais.
Aujourd'hui le HPV est-il toujours en moi ? Si mon mari est porteur, qu'est ce qui m'empêchera d'avoir de nouveau une lésion, puisque mon corps n'a pas su se défendre contre la première ? je vois maintenant le rapport sexuel comme un risque de maladie et moins comme un acte d 'amour merci pour vos réponses
Cordialement

Je viens d'être opérée du cancer du col de l'utérus

Je me permets de témoigner car je viens d'être opérée du cancer du col de l'utérus, malheureusement à cause de la radiothérapie ; j'ai demandé au docteur de me retirer les ovaires de peur qu'il y ait des métastases. Je suis âgée de 36 ans, la tumeur sur mon col faisait 8 cm, grâce au moral et la force de vaincre cette maladie, j'ai subi chimio, radiothérapie et curiethérapie, résultat avant l'opération, elle ne faisait plus que 2 cm. Je soutiens donc toutes les femmes atteintes de cette maladie, je les encourage à se battre, le moral y fait .

Pensez à ma mère décédée d'un cancer des ovaires en 98, mon combat était pour moi mais aussi pour elle, en sa mémoire .

Delphine - 38 ans

"Mademoiselle, je vous appelle suite à votre frottis, il faudrait que vous preniez un rendez-vous d'urgence avec le docteur... je ne peux rien vous dire, je ne suis pas habilitée à le faire". 6 jours d'angoisse à imaginer le pire et in fine un "joli" nom pour un virus dont j'ignorais jusqu'alors l'existence et ses conséquences.

Je ressors de mon rendez-vous vendredi dernier avec un nom "Papilloma virus" et un sentiment d'injustice et de colère. Je lis et relis le compte-rendu de mon frottis évoquant la recherche de "Papillomavirus humains oncogènes" : oncogènes égale cancérigènes?!? Tout est dit, la boule au ventre se reforme.

Mécaniquement, je pars travailler, mécaniquement je prends rendez-vous à l'Institut Fournier pour une colposcopie prévue le vendredi 13 novembre. Moi qui ne suis pas superstitieuse y vois un mauvais signe... Le ciel vient de me tomber sur la tête. J'ai 38 ans, pas encore d'enfant et je me retrouve en une semaine suspendue entre le monde des vivants et celui des malades.

Des milliers de questions se bousculent jour et nuit dans ma tête, des cauchemars peuplent les quelques heures de sommeil que ma peur m'octroie.
Je suis en colère : pourquoi moi ? pourquoi ça ?
Delphine - Gentilly (94) - 38 ans

Témoignage d'Annie

J’ai 57 ans et depuis le 24 septembre je sais…Je sais enfin ce que mon corps essayait de me dire depuis plusieurs mois. Soulagement de savoir mais aussi peur de l’avenir.

Un concours de circonstances malheureux et mon manque d’empressement à prendre un nouvel avis ont retardé le diagnostic.

J’ai mis sur le compte de la pré-ménopause des saignements importants et aléatoires mais d’autres saignements sont apparus.

J’ai pris rendez-vous avec une gynécologue en février. Frottis puis échographie – doppler pelvienne n’ont décelé aucune anomalie…

J’ai attendu, la tête dans le sable... Moi, qui n’étais jamais malade, j’ai eu une grippe (A ou pas, je ne sais pas) en juin qui m’a laissée à plat pendant trois semaines et une infection urinaire qui m’a conduite aux urgences en août.

Lasse d’avoir l’impression d’avoir 80 ans, j’ai pris rendez-vous avec une autre gynécologue début septembre et là, tout s’est accéléré : Frottis, colposcopie, biopsie, IRM et 3 nouveaux médecins dans mon carnet d’adresse.

Je suis entre les meilleures mains possibles, me dit-on. Je le crois et le répète au tour de moi, pour me rassurer et rassurer les gens qui m’aiment. Annoncer à mes enfants que j’avais ce cancer a été le moment le plus angoissant. Je ne veux pas qu’ils s’inquiètent pour moi alors je ne m’inquiète pas... Pas devant eux.

Ce cancer qui est à un stade assez avancé devait déjà être là en Février. Pourquoi n’a-t-on rien vu ? Pourquoi n’ai-je pas tout de suite demandé un deuxième avis ? Je suis en colère mais je ne peux pas revenir en arrière. Depuis le 24 septembre, je vis au jour le jour, j’attends les résultats d’examens, j’attends le prochain rendez-vous, j’attends le début du traitement...Et j’ai peur
Annie

Témoignage de Jeanne, 16 ans, fille de Laurence.

10 février, « maman a un cancer du col ». Tout a basculé ce jour là, ce jour où les médecins nous ont annoncé ce qu’on ne peut tout simplement pas imaginer, pas concevoir : « ce n’est pas possible ».

Et pourtant si ! C’est arrivé à notre mère, notre pilier. Du haut de ses 40 ans, elle a choisi de se battre. Elle a tout accepté, la chirurgie mutilante, les rayons qui « brûlent », l’isolement, les privations. Pour guérir elle a renoncé à tout.

Ce qu’elle était et aimait. Elle a aussi apprit à goûter chaque instant de bonheur, chaque instant de liberté.

Elle a été courageuse et forte maman. Maman est épuisée, va-t-elle trouver la force de continuer à se battre ?

J’aimerai espérer que tout redevienne comme avant. Vous qui avez des personnes chères, des enfants auxquels vous tenez, vous comprenez certainement l’angoisse de Jeanne. Avoir une mère jeune ou un proche touché par un cancer, quoi de plus terrible, quoi de plus injuste ? Nul n’est à l’abri, chaque jour en Europe, près de 140 femmes entendent ces mots terribles.

Il y a encore une cinquantaine d’années, cette maladie faisait 6 fois plus de victimes et le décès était inéluctable. Mais encore aujourd’hui 4 femmes sur 10 décèdent dans les 5 ans.

WACC se mobilise pour éviter ces situations, elle a fait de la lutte pour la prévention du cancer du col sa raison d’être.

Le jour où j'ai cru que ma vie s'écroulait...

Visite annuelle chez la gynéco comme tous les ans depuis mon 1er rapport. Rien ne m'inquiétait, je n'avais mal nulle part, tout allait bien dans ma petite vie d'une étudiante de 21ans.

Puis un soir je reçois son appel, sa voix si douce m'annonce que mon dernier frottis est anormal. Elle me parle d'examens complémentaires, de biopsies, de cellules cancéreuses, puis des mots qui pour moi n'avaient aucune signification. Je ne comprend pas, je suis prise de panique, tout se mélange dans ma tête. Je tombe de haut, complètement perdue, je pleure toutes les larmes de mon corps.

Mon copain rentre du travail, me trouve assise sur le canapé une boîte de mouchoirs à la main. j'essaie de retrouver mes esprits et lui explique ce qui se passe.

Une semaine après je passe une colposcopie et on me fait une biopsie. J'angoisse de plus en plus... le mot "cancer" me terrifie. Le diagnostic tombe... il est bien en moi, s'est installé silencieusement sur mon col sans me demander l'autorisation. Quelle impression étrange de se sentir "habiter" par lui et de ne ressentir aucun symptôme.

Je consulte alors un autre gynécologue sur Paris pour avoir un avis différent. Il décide de ne pas m'opérer pour le moment et de surveiller tous les 3-4mois pendant 1an. On envisagera peut-être du laser à ce moment là, s'il n'a pas decidé de partir de lui même.

Je me sens a la fois soulagée et inquiète d'entendre ses mots. Il va falloir que je m'y fasse, que je continue ma vie en essayant d'y penser le moins possible, que j'apprenne à vivre avec. C'est parti pour 1 an de cohabitation...

Témoignage d'Isabelle : REAPPRENDRE A VIVRE

Mon amour,

Tu viens de partir pour ton congrès à Stockholm.
Huit jours sans toi, c'est long mais je vais en profiter pour faire le point.

Tu te rends compte… 10 jours déjà qu'on le sait…
Je suis guérie, la sale bête est partie. Et je vais tout faire pour qu'elle ne revienne jamais.
Je n'arrive pas encore à réaliser, à y croire.

A petits pas, je réapprends à faire des projets, pour moi, pour nous, pour notre famille.
Depuis des mois, je me sentais entre parenthèses, flottante, un pied dehors…
Et maintenant, je reprends consistance. Je me resitue dans l'espace, dans le présent, dans le futur… De floue, je deviens nette… C'est très étrange comme impression.

Tu sais, le plus difficile pour moi, c'est de réapprendre à être une femme.
J'ai tellement besoin de toi, pour me dire que tu me trouves belle, attirante, pour être encore femme à tes yeux, sous tes doigts…
Mais sois patient. Ne va pas trop vite. Priorité à la tendresse, mon amour, s'il te plait…

Avec toi et les enfants à mes côtés, je sens que je vais pouvoir tout reprendre en main. Retrouver mon assurance au travail, mon énergie dans la vie.
Promis, je vais être raisonnable, faire tous les contrôles prescrits par le médecin, manger sainement… Et dès que je le pourrai, reprendre de l'exercice pour remettre du rose à mes joues, des muscles à mes bras, de la fermeté à tout ça…

Dis, tu crois que je vais arriver à oublier, oublier la peur, la douleur, oublier la mort qu'on a vue de si près, oublier que tout a failli s'arrêter…

Je vais tout faire pour gommer les images de ces derniers mois.
Quand tu vas revenir, tu verras, j'aurai déjà repris un peu de force. La suite, ce sera avec toi. Maintenant, on a le temps, enfin.

Je t'aime.

Isabelle

Témoignage de Marie : L'ATTENTE

Maman,

Quand tu es partie de chez moi hier soir, je n'ai pas trouvé les mots pour te rassurer. Parce que moi-même, je ne sais plus comment faire taire cette angoisse, cette peur qui ne me lâche plus.

Tu me connais, je suis plutôt raisonnable.
Les frottis de dépistage, j'en fais tous les ans, depuis mes 40 ans.
Bien sûr, chaque fois, j'ai une appréhension.
Au moment d'ouvrir la fameuse lettre du labo, je cherche fébrilement le chiffre fatidique…. Classe I, Classe II, Classe III, Classe IV… Et la dernière fois, le numéro n'était pas le bon.
Quand mon gynéco m'a appelé, j'ai essayé de déceler dans sa voix un signe, une tension qui aurait fait écho à la mienne. Mais rien... Juste des mots rassurants… " Il faut faire des examens complémentaires " " On ne peut pas encore se prononcer ".
Et moi, maman, je n'ose pas prononcer le mot… je n'ose même pas y penser et pourtant j'y pense tout le temps….

Aujourd'hui, j'en suis à la 2ème biopsie. Dans trois jours, on aura les résultats. Marc m'a promis de m'accompagner. Ca me donne du courage…

Trois jours, encore trois jours à attendre…
J'ai l'impression que je ne fais plus que ça… attendre.
J'ai trop de temps pour penser, trop de temps pour imaginer.

Avec tous ces examens, je me sens devenir un sujet de laboratoire…
Les médecins, les infirmières… tout le monde est gentil mais j'ai sans arrêt l'impression qu'ils ne me disent pas tout.
Je sais qu'il faut en passer par là, je sais qu'il faut faire tout ça pour savoir et pour traiter au plus vite si…
Non, je ne veux pas… Ca ne doit pas… pas moi…
Maman, j'ai besoin de toi. Tu peux imaginer ce que je ressens, tu peux te mettre à ma place…
Oui, je le sais… tu voudrais être à ma place, prendre cette inquiétude pour toi, me soulager de ce poids…

Allez, dans trois jours on saura… Et je pourrais peut-être à nouveau faire des projets, me remettre à respirer…
Maman, dis-moi que tout va bien se passer…

Ta Marie

Témoignage de Sophie : L'ENONCE DU VERDICT

Ma Lucie,

Aujourd'hui, le monde a basculé. En une minute, je ne savais plus rien, ni respirer, ni penser. Après ça, comment mettre un pied devant l'autre, comment continuer… Lucie, je sais le poids que je vais te faire porter, mais si je ne le partage pas avec toi, il va m'écraser. Il faut d'urgence que je parle à quelqu'un, que je te parle à toi, mon amie de toujours.

Voilà, je sors de chez mon gynéco. Il m'avait demandé de revenir le voir, suite à mon dernier frottis. Tu me connais, je pars toujours gagnante. La peur, c'est pas mon truc. Mais en me rendant à cette consultation, j'avais comme un pincement, une contraction imperceptible, comme un signal d'alarme qui essayait de me dire quelque chose… A chaque pas, j'avais l'impression de me rapprocher d'un danger confus, sans nom…

Tu comprends pourquoi j'ai voulu te dire tout cela par lettre. SI en ce moment on se parlait, si tu étais en face de moi, tu m'aurais déjà interrompue, prise dans les bras pour me dire : " Allez, vas-y, crache ce que tu as sur le cœur. " Et moi, j'aurais déjà craqué.
Je te connais et surtout, tu me connais.
Mais pourtant, il faut bien que j'y arrive.
Alors, je passe en accéléré ce mauvais film et j'en viens au moment du verdict.

Non, laisse-moi encore un peu de temps.
Tu te souviens, je t'avais parlé de saignements. Pas à chaque rapport mais presque. Je finissais par avoir du mal à penser que le tempérament fougueux d'Arthur en était la seule cause. J'aurais tellement préféré…
Lucie, je tombe… rattrape-moi, s'il te plait… il faut que je le prononce ce mot qui m'écorche la bouche, ce mot qui m'étouffe, me coupe le souffle. J'ai peur, tellement peur, si tu savais comme j'ai peur. SI je le prononce ce mot, tout va devenir vrai… concret.
Lucie, J'ai un cancer… L'affreux crabe a élu domicile sur le col de mon utérus.
Ne pleure pas, il faut que tu sois forte pour moi, avec moi.

Oui, on peut encore le soigner.
Oui, il n'est pas pris trop tard.
Oui, je suis entre de bonnes mains… Tu vois, je sais d'avance toutes les questions que tu vas me poser.
Mais tout ça, on en parlera plus tard, demain peut-être.
Pour l'instant, j'essaie juste d'apprivoiser ce mot, de ne pas me laisser submerger, d'éviter que ce maudit crabe ne me pince trop fort Tu m'aideras, dis-moi que tu m'aideras…

Sophie